Ce blog est une initiative personnelle destinée aux gens qui s'intéressent à la spiritualité, ou à ceux qui souhaitent en apprendre plus sur la scientology, à ceux qui pensent que la liberté de conscience est un droit fondamental qui mérite d'être défendu, à mes coreligionnaires ou encore à ceux qui sont curieux...
Eh bien, c'est une longue histoire, qui aurait du finir mal, mais qui finit bien. Pour faire court, il y a environ 3 ans, un député Français, Rudy Salles, avait été nommé rapporteur sur "la protection des mineurs face à l'influence sectaire", à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (47 pays représentés). Comme annoncé par ses compères de la Miviludes, il s'agissait de trouver un point d'accord pour exporter dans toute l'Europe le modèle français très discriminatoire à l'encontre des minorités religieuses et spirituelles, et créer un observatoire européen des minorités religieuses basé sur le modèle de la Miviludes. Les mineurs servaient de prétexte, parce que tout le monde est généralement d'accord lorsqu'il s'agit de protéger les enfants, fut-ce d'un danger imaginaire alors que de vrais dangers assaillent notre jeunesse quotidiennement.
Sans surprise, le rapport qui résultait du "travail" de Rudy Salles, était complètement discriminatoire et contraire à tous les standards internationaux et européens en matière de liberté de religion et de non-discrimination, principes fondateurs du Conseil de l'Europe. Lorsqu'il a été rendu public, le 3 mars dernier, le rapport a soulevé une pléthore de lettres de protestations, plus de 80 ONGs nationales et internationales s'étant mobilisées pour alerter les parlementaires sur les dangers de cette approche discriminatoire.
Bien sûr, Rudy s'est empressé de dire que toutes ces ONGs étaient des sectes... Ainsi les Sikhs de United Sikhs, l'Alliance Evangélique Européenne, l'ancien Président de la Fédération Protestante de France, les Hindouistes, le Groupe Helsinki de Moscou (qui fut l'un des groupes dissidents les plus héroïques pendant l'Union Soviétique), l'Union des Conseils pour les Juifs dans l'ancienne Union Soviétique, le Synode Fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques de Belgique, l'Initiative Musulmane Européenne pour la Cohésion Sociale (EMISCO) et beaucoup d'autres se sont tous vus relégués au rang des "sectes" par un Rudy Salles passablement furax de s'être ainsi fait épinglé.
Le rapport contenait deux propositions qui étaient mises au vote le jeudi 10 avril 2014 lors de l'Assemblée plénière. D'abord, une "résolution" (sorte de "déclaration politique" de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, dont les pays membres peuvent s'inspirer pour créer leur législation), et une "recommandation", laquelle est envoyée au Comité des Ministres du Conseil de l'Europe. Le Comité, organe dirigeant du Conseil de l'Europe (les 47 gouvernements des Etats membres y sont représentés par leurs ministres des affaires étrangères respectifs), doit ensuite prendre position sur la recommandation qui lui est adressée.
A l'issue de débats houleux et malheureusement plutôt dégradants pour l'image de la France, la recommandation a été rejetée par l'Assemblée le jeudi 10 avril, et la résolution a été adoptée uniquement après avoir été complètement transformée pour correspondre aux standards européens en matière de droits de l'homme. Ainsi, toutes les recommandations discriminatoires du député Rudy Salles ont disparu du texte, pour être remplacées par des paragraphes appelant à la protection des minorités religieuses et à la lutte contre la discrimination, ainsi que rappelant le droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs propres convictions religieuses ou philosophiques.
Du texte de Rudy, il ne reste que le titre, et c'est tant mieux. Je ne peux résister à vous citer un extrait de la résolution adoptée par l'Assemblée :
"9. L'Assemblée invite les Etats membres à veiller à ce qu'aucune discrimination ne soit autorisée en raison du fait qu'un mouvement est considéré ou non comme une secte, à ce qu'aucune distinction ne soit faite entre les religions traditionnelles et des mouvements religieux non traditionnels, de nouveaux mouvements religieux ou des «sectes» s'agissant de l'application du droit civil et pénal, et à ce que chaque mesure prise à l'encontre de mouvements religieux non traditionnels, de nouveaux mouvements religieux ou de «sectes» soit alignée sur les normes des droits de l'homme telles qu'elles sont consacrées par la Convention européenne des droits de l'homme et d'autres instruments pertinents protégeant la dignité inhérente à tous les êtres humains et l'égalité de leurs droits inaliénables."
Par ailleurs, certains parlementaires se sont illustrés dans leur défense du principe de non-discrimination à l'égard des minorités religieuses. Valeriu Ghiletchi, député moldave et President du Comité des Affaires Sociales à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, s'est exprimé ainsi alors que Rudy Salles refusait tout compromis pendant les débats, pensant certainement "passer en force", juste avant le vote sur la recommandation :
"Chers collègues, cher M. Salles, c’est une triste journée pour moi. J’appartiens à une minorité religieuse. À l’époque, en Union soviétique, on disait que j’appartenais à une secte. Je regrette qu’aujourd’hui, une telle recommandation puisse être présentée par notre Assemblée. Si nous ne voulons pas mettre en danger nos citoyens, il faut rejeter cette recommandation. Comment voulez-vous accepter un texte qui attaque les personnes sur la base de leurs convictions religieuses ? C’est extrêmement triste."
L'Assemblée l'a entendu, et a rejeté la recommandation. Belle semaine pour la liberté de religion.
Lire:
La résolution finale telle qu'adoptée par l'Assemblée
Le communiqué de presse du European Interreligious Forum for Religious Freedom et du All Faith Network (en Français)
Voir:
L'intervention initiale du député moldave Valeriu Ghiletchi
L'intervention initiale du député norvégien Morten Wold
L'intervention initiale du député anglais Brian Binley
22 Janvier 2014 – Communiqué de Presse – Pour diffusion immédiate
Pour le porte-parole de l’Eglise de Scientologie en France, le Révérend Eric Roux, « il s’agit d’une décision qui prouve le caractère inéquitable de cette procédure, aussi bien que les atteintes aux droits fondamentaux des scientologues qui ont émaillé cette affaire depuis le début. En outre, nous sommes en ce moment en train de formuler une requête complète devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, une plainte pour vol d’éléments cruciaux du dossier est actuellement instruite par le Tribunal de Grande Instance de Paris, et vont aussi être portées devant la Cour d’Appel les demandes illégales du parquet de Paris en 2009 à l’encontre de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie - Celebrity Centre et de la Librairie SEL. »
Le 17 Octobre 2013, l’Etat Français avait déjà été condamné pour déni de justice à verser à plusieurs scientologues plus de 35 000 euro dans une autre affaire qui avait duré 21 ans et qui avait fini par un non-lieu général, confirmé par la Cour de Cassation en Mars 2010, concernant l’ensemble des scientologues mis en cause.
L’Eglise de Scientologie est installée en France depuis 1959, compte aujourd’hui des dizaines de milliers de membres dans le pays et n’a jamais cessé de croître depuis cette époque. Elle représente plus de 11000 Eglises, missions et groupes à travers 167 pays, pour des millions de membres internationalement. Le 12 décembre dernier, la Cour Suprême du Royaume-Uni a rendu une décision historique reconnaissant la Scientologie comme une religion et ses chapelles comme des lieux de culte.
Comme cela a été relaté par de nombreux médias en France hier et aujourd'hui, le 11 décembre 2013, la Cour Suprême a reconnu la scientologie comme l'une des religions de Grande Bretagne, et déclaré que ses chapelles étaient des lieux de culte dans lesquels les scientologues pouvaient se marier. En Angleterre, le mariage religieux est légal et peut produire les mêmes effets de droit que le mariage civil.
Dans la décision extrêmement motivée, les juges rappellent quelques principes de scientologie. Extraits :
"16. La première Église de Scientologie a été fondée en 1954 aux États-Unis par L Ron Hubbard, et la doctrine de l'Église est basée sur ses écrits et des enregistrements de ses conférences. Il y a maintenant des milliers d'églises de Scientologie dans plus de 160 pays. la Scientologie implique la croyance en un pouvoir surnaturel, aussi connu comme Dieu, l'Être suprême ou le Créateur. La compréhension du Créateur est réalisable uniquement par l'éveil spirituel, et le but de la Scientologie est d'aider ses membres à obtenir une telle illumination. La Scientologie affirme que l'accomplissement du salut spirituel n'est possible que par des étapes successives menant à cette illumination. À cet égard, elle ressemble quelque peu au bouddhisme. Progresser à travers ces états spirituels rapproche le croyant de Dieu.
(...)
60. Avec l'approche que j'ai prise concernant le sens de la religion, les preuves sont amplement suffisantes pour montrer que la Scientologie entre dans ce cadre."
Et les juges de rappeler le credo de l'Eglise de Scientologie et d'en citer des extraits :
Pour ceux qui veulent lire la décision en Anglais :
Le modérateur de la conférence était le père Aelthwine, de l'Archidiocèse Orthodoxe d'Antioche d'Europe. Les autres speakers étaient Bashy Quraishy (Secretaire General - EMISCO – Strasbourg et Président du conseil d'administration du European Network Against Racism – Bruxelles), Jasvir Sing (United Sikhs International) and Paul Herzog Von Oldenburg (Coordinateur : International Federation, Pro Europa Christiana), Patricia Duval (Avocate – Spécialiste en Droits de l'Homme européens et internationaux), Juan Ferreiro Gualgueira (Professorat en loi ecclésiastique à l'université de La Corogne - ancien Directeur adjoint pour la promotion de la liberté religieuse au Ministère de la Justice espagnol), Alessandro Amicarelli (Docteur en droit - avocat au Barreau d'Italie et à la Société des Avocats d'Angleterre et du pays de Galles) et Hans Noot (President de la Gerard Noodt Foundation - Membre du Conseil d'Administration de l'ICRLS ).
La salle était pleine à craquer et la conférence qui a duré toute l'après-midi était non seulement très intéressante, mais surtout tournée vers l'action.
Vous pouvez retrouver le texte de mon intervention (en anglais) ici : http://www.eifrf-articles.org/Mistreatments-of-religious-minorities-the-French-Model_a67.html
En vous déplaçant un peu sur le site, vous trouverez aussi les textes des autres interventions.
Chers amis, voici le communiqué de l'Eglise suite à la décision de la Cour de Cassation d'hier. Désolé de ne pas l'avoir posté hier, j'étais assez occupé, comme vous le verrez dans les prochains articles.
Cet arrêt est une première victoire en ce sens qu’il a définitivement débouté l’unique partie civile, l’association UNADFI, qui était venue polluer les débats illégalement tout au long du procès.
En ce qui concerne le rejet du pourvoi, c’est une opportunité qui nous est offerte de porter cette affaire devant une juridiction internationale, là où le débat judiciaire pourra se dérouler sur le terrain du droit, loin des pressions de l’exécutif, dans un espace dépassionné et sensible au respect des droits fondamentaux.
Malheureusement, la France est l’un des cinq pays (sur 47) les plus condamnés par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en matière de droit au procès équitable (article 6 de la convention), avec la Roumanie, la Russie, la Turquie et l’Ukraine. Au vu des violations patentes de l’article 6 qui ont émaillé l’entièreté de cette procédure, nul doute qu’une nouvelle condamnation s’ajoutera au palmarès des condamnations de la France.
En 2006, le Parquet de Paris, après 8 ans d'investigations, avait déjà conclu au non-lieu, estimant avec raison qu'aucun des faits reprochés aux scientologues et à l'Eglise n'avait de fondements. S’il est dommage qu’il faille saisir une instance internationale pour faire respecter le droit dans une affaire vide qui n’aurait jamais dû aller au procès dès le départ, ce sera l’occasion de clore définitivement le débat stérile qui existe en France sur la Scientologie, un débat qui a depuis longtemps cessé d’exister chez nos voisins européens.
Tandis que cette affaire (remontant à 1998 !) suivra son cours vers des sphères judiciaires plus élevées, l’Eglise va continuer de progresser dans l’hexagone dans sa mission religieuse, et se concentrer sur ses différentes campagnes humanitaires et sociales, telles que : la prévention sur les dangers des drogues, la lutte contre le déclin des valeurs morales, l’éducation aux droits de l’homme, la lutte contre l’illettrisme, la lutte contre les abus dans le domaine de la psychiatrie, etc.
L’Eglise de Scientologie est installée en France depuis 1959, compte aujourd’hui des dizaines de milliers de membres dans le pays et n’a jamais cessé de croître depuis cette époque. Elle représente plus de 11000 Eglises, missions et groupes à travers 167 pays, pour des millions de membres internationalement.
Le site présumé "innocent" est né d'une (bonne) idée de l'avocat Hervé Témime, portée (courageusement) sur le web par Lucas Sebban et Aaron Bass.
Lire la suite sur le site présumé innocent
http://www.agenziaradicale.com/index.php/rubriche/stile-libero/1797-liberta-religiosa-a-trieste-il-volto-democratico-del-contrasto-agli-abusi-psicologici
L'auteur a fait son article après avoir assisté à la réunion annuelle de l'ICSA (International Cultic Studies Association) à Trieste, où j'étais moi-même (c'est pour cela que je suis cité dans l'article, avec d'autres, comme mon ami Gianni Zanella qui a connu les persécutions qui ont précédé la reconnaissance religieuse de la Scientologie par la Cour Suprême italienne en 1997).
L'ICSA (anciennement American Family Foundation) est en train de se réformer, sous l'impulsion de ses dirigeants, pour en finir avec son passé de "lutte acharnée contre les nouveaux mouvements religieux" et entamer une ère de dialogue. Ceci ne se fait pas sans heurts au sein de leur mouvement.
« Nous n’avons constaté aucune nécessité de surveiller les activités de cette église », indique le rapport.
Lire la réponse du Conseil d'Etat en Italien :
Il s'agit de l'examen Périodique Universel de l'ONU 2013 qui décrit la situation relative au respect des droits de l'homme dans chaque pays des Nations-Unies. Il est établi par le Conseil des Droits de l'Homme et le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU. Voici un extrait du rapport 2013 concernant la liberté de religion en France, résumant les données prélevées auprès de la société civile en prévision de l'examen :
L'original est ici : http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G12/180/20/PDF/G1218020.pdf?OpenElement
Pour ceux qui parlent anglais, voici le rapport initial que nous avions envoyé :
Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de la voir et pourtant le souhaitent, voici la vidéo de mon audition au Sénat le 20 mars 2013. (ils ont finalement choisi de la publier :))
Pour ceux qui étaient intéressés, voici le compte-rendu de mon audition devant la commission d'enquête sénatoriale tel qu'il a été publié par ladite commission.
http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video17518.html )
M. Alain Milon, président. – Mes chers collègues, nous recevons aujourd’hui le Révérend Éric Roux, porte-parole de l’Eglise de Scientologie.
Notre réunion d’aujourd’hui n’est pas ouverte au public ; un compte rendu en sera publié avec le rapport.
Révérend Éric Roux, me confirmez-vous que vous avez donné votre accord pour que cette audition fasse l’objet d’une captation vidéo et pour que cet enregistrement soit éventuellement par la suite accessible sur le site du Sénat ?
M. Eric Roux. – Je le confirme.
M. Alain Milon, président. – Je précise à l’attention du Révérend Éric Roux que notre commission d’enquête s’est constituée à l’initiative de M. Jacques Mézard, qui est notre rapporteur.
Je vais maintenant, conformément à la procédure applicable aux commissions d’enquête, demander à M. Éric Roux de prêter serment.
Je rappelle qu’un faux témoignage devant notre commission serait passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.
Révérend Éric Roux, prêtez serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, levez la main droite et dites : « Je le jure ».
M. Eric Roux. – Je le jure.
M. Alain Milon, président. - Je vous invite donc à prononcer un exposé introductif, puis mon collègue Jacques Mézard, et les sénateurs présents membres de la commission vous poseront quelques questions.
Révérend Éric Roux, vous avez la parole.
M. Eric Roux. – Mon exposé introductif durera à peu-près 12-13 minutes, puis je me prêterai volontiers à vos questions.
Par mon profond respect pour le Sénat, ainsi que pour votre fonction, je suis venu, comme vous me l’avez demandé, témoigner sous serment devant votre commission d’enquête, afin de pouvoir vous éclairer sur les points qui vous intéressent. Ce sera, je l’espère, l’occasion de corriger de nombreux préjugés qui circulent dans notre pays concernant la Scientologie.
Vous avez compris mon profond désaccord avec le fait que malgré mon insistance pour que cette audition soit ouverte au public et la presse, afin que les Français puissent partager les échanges qui s’y dérouleront dans la plus grande transparence, vous avez choisi d’imposer l’obscurité en fermant cette audition au public et à la presse.
C’est contraire à la règle depuis la loi n° 91-698 du 20 juillet 1991 et à la coutume qui s’est instaurée de donner « la publicité la plus large possible aux débats ». C’est aussi contraire aux nombreuses auditions qui se sont déjà déroulées devant votre commission auparavant. La publicité des auditions participe du débat démocratique, et je ne vois pas pourquoi la presse et les Français ne pourraient pas être au courant de ce qui se dit lors de mon audition, dans le cadre d’une commission d’enquête qui, d’après vous, concerne tous les Français.
Cela m’a conduit à m’interroger sur les raisons qui incitent votre commission à soumettre le témoignage de l’Eglise de Scientologie au secret ou à une publicité « éventuelle » par vidéo. J’ai constaté par ailleurs que lorsque vous interrogez un apostat de l’Eglise, exclu depuis trente ans et connu pour être un détracteur obsessionnel de la Scientologie, son audition est ouverte à la presse et au public. De même, lorsque vous interrogez Serge Blisko, Georges Fenech, le CCMM, l’Unadfi, Catherine Picard, etc., les auditions sont ouvertes à la presse et au public, en plus d’être filmées et diffusées sur le site du Sénat.
Il y a donc, de facto, une différence de traitement entre l’Eglise de Scientologie et ses détracteurs.
Vous l’avez compris, je n’approuve pas un tel manque de transparence, une telle discrimination dans le traitement des personnes auditionnées, un tel arbitraire à l’opposé de tout ce qui fait notre démocratie.
La Scientologie est une religion, reconnue comme telle en Europe et dans les pays qui ont un système de reconnaissance légale des religions, et cette religion existe en France depuis plus de cinquante ans. Elle compte des dizaines de milliers de fidèles et de sympathisants dans l’hexagone, pour plusieurs millions dans le monde.
Votre courriel initial de convocation mentionnait la volonté que l’audition d’un « responsable de l’Eglise de Scientologie » par les sénateurs, porte « essentiellement sur les conceptions de la santé et de la médecine défendues par les Scientologues ». Or, l’Eglise ne défend aucune conception de la santé qui empièterait sur le domaine médical, ni ne prend aucune position concernant ce qui est médical ou de l’ordre de la médecine. L’Eglise dispense un enseignement et des services religieux et uniquement religieux. Elle aide les personnes qui le souhaitent en créant un espace de liberté spirituelle au sein de ses églises.
Voici un extrait de l'article en question :
L'Eglise de scientologie donne un cours de droit aux sénateurs
Quand le porte-parole de l'Eglise de scientologie explique aux sénateurs les fondements juridiques de la liberté de conscience et de religion en France, en Europe et dans le monde...
Audition publique de l'Eglise de scientologie à l'Hôtel Lutetia ™ dans le VIe arrondissement de Paris le 20 mars 2013 avant son audition, non ouverte au public et à la presse, devant la commission d'enquête sénatoriale "sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé".
La santé à l'honneur à l'Hôtel Lutetia ™
Alain Milon, président de la commission d’enquête sur« l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé » , a invité Éric Roux , « révérend » de l’église de scientologie, à venir témoigner devant les sénateurs. Ce dernier a accepté l’invitation « sous réserve du caractère public et transparent de [son] audition ».
Lire la suite sur Ouvertures.net
Article de Paris Tribune de ce matin :
Le 29 janvier 2013, La société France télévisions a été condamnée par la cour d’appel de Caen pour violation de la présomption d’innocence au préjudice de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre.
Cette condamnation fait suite à la publication de la présentation d’un documentaire sur la scientologie sur le site de France Télévisions, dans laquelle la société n’a pas respecté la présomption d’innocence en présentant publiquement l’Eglise de scientologie comme ayant été condamnée, sans faire mention de l’appel en cours, et en conduisant le lecteur internaute moyen à considérer que la culpabilité de l’Eglise de Scientologie était acquise alors que ce n’était pas le cas.
Extrait de l’arrêt :
« Présentée publiquement l’église de scientologie comme ayant été condamnée sans faire mention de l’existence d’un appel qui préservait la présomption d’innocence c’est attenter à celle-ci.
Alors surtout que la chaîne n’ignorait pas l’existence de cet appel qu’elle avait évoqué dans le journal télévisé de France 2 le jour même de la reddition du jugement pénal.
Et la présentation d’une émission diffusée à l’antenne le 27 mai 2010 ne pouvait s’apparenter au simple compte rendu (s’inscrivant dans l’actualité) du dispositif d’un jugement prononcé le 27 octobre 2009.
En effet, contrairement à ce qu’indiquait la société France Télévisions, l’église ne venait pas d’être condamnée : elle l’avait été 7 mois auparavant.
A défaut d’indication de l’appel interjeté, le lecteur-internaute moyen était conduit à considérer que la culpabilité de l’église de scientologie était acquise.
Il n’est pas indifférent de noter que la société France Télévisions a parfaitement eu conscience qu’elle avait, en diffusant cette présentation lacunaire, commis une atteinte au droit de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie Celebrity Centre. »
France Télévisions a été condamnée à verser 6000 euros de dommages et intérêts et d’indemnité à l’association requérante, et a annoncé ne pas se pourvoir en cassation.
Le porte parole de l’Eglise de Scientologie, Monsieur Eric Roux, a indiqué que cette décision confirmait une jurisprudence constante des plus hautes juridictions françaises, et devrait « faire réfléchir certains medias peu scrupuleux qui régulièrement tentent de faire croire que l’Eglise a été condamnée définitivement en 2012, alors qu’encore aujourd’hui, la procédure est en cours devant la Cour de Cassation ».
Contact Presse :
Eric Roux
+33 6 47 69 52 35
eglise.scientologie@gmail.com
Communiqué du 5 Février 2013
Nous remarquons que les souvenirs racontés dans le livre de Mme Hill sur sa scolarité sont complètement en contradiction avec les souvenirs de 30 de ses camarades de classe (voir http://castilecanyonschool.org ). Leurs souvenirs personnels décrivent exactement la même école à la même période comme un camp d’été idyllique et un internat dans un environnement disposant d’une piscine, de terrains de basket et de football, d’écuries, de vergers et de jardins potagers biologiques, ainsi que de salles d’étude classiques et artistiques. Ces anciens camarades de classe ont continué à soutenir les objectifs sociaux et humanitaires de l’Eglise, ont démarré de brillantes carrières professionnelles et ont fondé une famille. Loin d’exprimer des critiques, des griefs ou de l’amertume, ils parlent d’expériences qui leur ont permis de se faire des amis pour la vie tout en acquérant une éducation et les bases spirituelles qui continuent à enrichir leur vie aujourd’hui.
De plus, il est intéressant de noter qu’après avoir fini ses études à l’école, Mme Hill, en tant qu’adulte, a volontairement choisi de poursuivre dans l’ordre religieux de l’Eglise. Ceux qui se dévouent à un ordre religieux rigoureux, quel qu’il soit, le font en s’engageant pleinement, sans penser que cela leur donne des droits particuliers et sans s’attendre à un quelconque traitement préférentiel. Ceux qui décident qu’un ordre religieux n’est pas pour eux sont libres de continuer leur vie autrement, comme l’a fait Mme Hill. Chaque religion a ses détracteurs ; aucune croyance ne peut satisfaire les aspirations spirituelles de tout le monde.
L’Eglise respecte depuis longtemps l’unité familiale, en logeant et en aidant ceux qui élèvent des enfants. Toute suggestion du contraire est un mensonge. Le livre lui-même reconnaît qu’il contient des dialogues « reconstitués » et deux douzaines de pseudonymes. Quant aux descriptions de l’Eglise lorsque Mme Hill la fréquentait il y a des années, et aux descriptions de deuxième ou de troisième main de l’Eglise aujourd’hui, elles sont pareillement sujettes à caution. Les récits révisionnistes sont caractéristiques des apostats et les contes des tabloïds sont à prendre avec d’énormes pincettes.
On peut trouver la véritable histoire de la religion de Scientologie, de ses croyances et de ses pratiques sur scientologie.fr
Interview de Charles de Laubier, ancien journaliste aux Echos et rédacteur en chef de Édition Multimédi@
http://www.fait-religieux.com/une_haute_autorite_pour_reguler_les_religions_en_france_
En 1982, le doyen Carbonnier avait été consulté pour examiner une décision de justice dans laquelle des membres de l'Eglise de scientologie avaient été inquiétés (avant d'être relaxés et blanchis). Voici un extrait de son analyse :
Pour ceux qui voudraient lire la consultation en son entier, cliquez ici :
Sur itunes : https://itunes.apple.com/fr/book/inquisition-en-bande-organisee/id576410810?mt=11
Le prix : 5,99 euros.
Pour la version papier :
http://www.amazon.fr/France-2012-Inquisition-bande-organis%C3%A9e/dp/2917952105/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1347050065&sr=1-2
ou sur FNAC.com :
http://livre.fnac.com/mp20058624/FRANCE-2012-INQUISITION-EN-BANDE-ORGANISEE
Extraits de la préface, par le doyen Michel de Guillenchmidt, avocat au barreau de Paris, Conseiller d'Etat Honoraire et professeur de droit doyen de faculté.
Le livre est disponible chez les bons libraires, ou sur internet : http://www.amazon.fr/France-2012-Inquisition-bande-organis%C3%A9e/dp/2917952105
Commander chez l'éditeur : http://www.editionsles3genies.com/ouvrages/6-eric-roux-inquisition-bande-organisee.html
Le 1er Octobre, j'étais à nouveau à Varsovie pour intervenir devant le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), et les 57 pays membres. Voici un extrait traduit de mes interventions et un lien vers le rapport correspondant sur le site de l'OSCE.
Réunion annuelle sur la mise en œuvre des engagements de la dimension humaine
de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE)
Varsovie - Septembre/Octobre 2012
Intervention d'Eric Roux – 1er octobre 2012
Je prends la parole au nom du Bureau européen des droits de l'homme de l'Eglise de Scientologie.
Malgré de nombreuses recommandations de la part d'instances internationales des droits de l'homme, la politique française à l'encontre des minorités religieuses ne s'est pas améliorée. Au contraire, elle a franchi un pas de plus depuis la précédente réunion sur la mise en œuvre des engagements de la dimension humaine de l’OSCE en 2011.
Contrairement aux allégations des pouvoirs publics français, qui affirment qu'ils n'utilisent plus de liste de mouvements, la mission interministérielle de lutte contre les soi-disant ”sectes”, la Miviludes, utilise un “référentiel” d'environ 600 mouvements, un système de dossiers compilés exclusivement à partir de rapports accusateurs et de dénonciations reçues par la mission au sujet de minorités religieuses spécifiques.
Malgré sa promesse que ce référentiel serait mis à la disposition des mouvements concernés et ne serait pas tenu secret, la Miviludes refuse toujours de leur donner libre accès aux dossiers, tout en mettant ceux-ci à la disposition des juges et des autorités chargées de l'application de la loi, ainsi qu'aux personnes ayant à traiter des affaires familiales et des cas de divorce.








Liberté de conscience
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