Tuerie d'Aurora : James Holmes, produit de la psychiatrie

Rédigé par Eric Roux le 28/07/2012 à 15:27 | 28/07/2012

Sans surprise, la presse révèle aujourd'hui que James Holmes, l'auteur de la fusillade qui a fait douze morts dans un cinéma d'Aurora (Colorado) était suivi par un psychiatre.


En fait pas il n'y a pas besoin d'aller à l'étranger pour se rendre compte que la quasi totalité des tueurs en série ou des personnes qui se rendent coupables de crimes atroces et inexplicables sont passés entre les mains de psychiatres. Ce mois-ci, par exemple, le drame de Courchevel (un jeune de 24 ans tue son père et ses deux frères de 8 et 17 ans sans aucune raison) révèle que le jeune homme était passé entre les mains de psychiatres. Et bien que l'on sache aujourd'hui avec certitude que les traitements psychiatriques (drogues psychiatriques, électrochocs ou sismothérapie, etc.) déglinguent les gens plus surement que n'importe quoi d'autre et qu'il est établi qu'ils augmentent les pulsions suicidaires, les idées de meurtre et font perdre à l'individu tout sens du bien et du mal, aucune action n'est entreprise aujourd'hui pour réformer réellement ce secteur catastrophique de notre société et engager la responsabilité des psychiatres qui se rendent coupables des traitements inhumains dont est coutumière la psychiatrie.

 

Alors, on peut attendre que d'autres meurtres atroces et gratuits se produisent encore et encore, en espérant que la répression viendra à bout du fléau (mais c'est le chat qui se mort la queue, parce qu'on compte sur les psychiatres pour réprimer les "fous dangereux", alors que leurs traitements les rendent encore plus fous et dangereux), ou on commence à agir. Une première chose à faire serait de mener des enquêtes à tous les niveaux pour déterminer la responsabilité de la psychiatrie dans les meurtres de ce type. Une enquête parlementaire, une enquête de l'Inspection Générale des Affaires Sociales sur ce sujet précis seraient les bienvenues.

 

Au passage, voici quelques exemples de faits divers (liste non exhaustive qui s'arrête en 2010) qui corroborent les propos précédents :

 

Au mois de juin 2010, Nicolas Cocaign est jugé pour avoir tué son co-détenu et avoir mangé une partie de ses poumons. L’homme avait été jugé en 2006 pour une tentative de viol. En fait il avait été hospitalisé d’office en hôpital psychiatrique par trois fois entre 1997 et 2005. Il n’avait jamais tué ni violé avant d’être passé entre les mains des institutions psychiatriques. source

Début avril 2010 un homme de 28 ans en pousse un autre de 52 ans devant une rame de métro. Ce dernier y laissera la vie. Le pousseur a fait précédemment de longs séjours en psychiatrie, interné dans une unité spécialisée. Avant 2005 il ne connaissait pas la psychiatrie. Il n’avait jamais tué non plus. source

Déjà en février 2010 un homme de 40 ans s’était suicidé en se jetant sous une rame à Paris en en entrainant volontairement un autre dans sa chute. L’enquête a montré qu’il avait subi trois années d’internement psychiatrique avant les faits avec de lourds traitements. Avant, il n’était pas un meurtrier.source

Fin Avril 2010, un homme poignarde à mort un père de famille devant son fils, à Clichy la Garenne. Le meurtrier avait été interné 11 fois entre 2002 et 2008. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Encore en avril 2010, Jean-Jacques Auzeil entend des voix qui lui ordonnent de tuer son propriétaire dans l’Ariège, ce qu’il fait. L’homme sortait d’une hospitalisation d’office en hôpital psychiatrique. Habitué des « soins psychiatriques », il n’avait jamais tué auparavant. source

Toujours en avril 2010, un juif portant la kippa se fait agresser à coups de couteau et de barre de fer à Strasbourg. L’un des deux agresseurs avait auparavant été interné et était sous suivi psychiatrique. Il n’avait jamais tué avant son internement. s ource

Avril 2010 à nouveau. Dans le Tarn, Alexi Bacanov tue le soigneur de l’équipe de rugby de Graulhet, Maurice Brayette. Il était sous traitement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

A Plouescat, le 24 avril 2010, un homme poignarde Guillaume Quemeneur, agé de 24 ans. L’homme suivant un traitement important pour troubles psychiatriques. Il n’avait jamais poignardé auparavant.source

A Brest, le 17 avril 2010, une mère de famille est tuée de 20 coups de couteau, et le père est grièvement blessé. L’enfant meurtrier était sous traitement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le même mois, une jeune fille américaine de 22 ans était agressé à bord du train Paris-Nice. L’agresseur était sous « soins » psychiatriques. source

En janvier 2010, un étudiant chinois tue une secrétaire à l’Université de Perpignan et blesse trois autres personnes sans aucun motif. Il était suivi par des psychiatres et avait déjà été interné à plusieurs reprises. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Fin décembre 2009, un homme suivi à l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud avait jeté son enfant de 4 ans du 2e étage de son immeuble à Orly. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Fin 2009, Une mère infanticide, Mme de M., avait été internée à plusieurs reprises avant d’assassiner son enfant à la fin de l’année passée, pour "lui faire un cadeau". Elle avait accumulés les internements en HP, était sous traitement médicamenteux psychiatrique et n’avait jamais tué auparavant.

En octobre 2009, un homme de 28 ans tue un homme et blesse sa propre mère. Il est sous traitement psychiatrique, interné à l’hôpital psychiatrique de Pau, en sortie d’essai. Il n’avait jamais tué avant son internement. source

En juillet 2009, Ludovic Sienni tue une jeune fille, Amel Yahiaoui de 3 coups de couteaux à Saint Etienne. Abruti par des médicaments psychiatriques, il sortait de plusieurs mois d’internement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En juin 2009, Joachim Vaes, 29 ans, tue ses parents à coups de couteau en Belgique. Il était en internement psychiatrique au Centre Saint Amedeus à Morstel. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En mai 2009 à Saint-Gaudens, Jean-Pierre Couarraze, 47 ans, tue sa sœur à coups de fer à repasser. Il a effectué de nombreux séjours en hôpital psychiatrique à Lannemezan. Il n’avait jamais tué auparavant.source

En Mars 2009, François G., 45 ans, tire sur des passants dans le treizième arrondissement de Paris avant de se suicider. Il était sous traitement et suivi à l’hôpital Saint-Anne en psychiatrie. Il n’avait jamais tiré comme cela auparavant. source

En novembre 2008 à Grenoble, un homme de 56 ans poignarde à mort un jeune de 26 ans après s’être échappé d’un hôpital psychiatrique dans lequel il était « traité ». Il n’avait jamais tué auparavant. source

En février 2008 à Marseille, un homme nommé Hocine tue sa mère à coups de marteau. Il est sorti de l’hôpital psychiatrique 2 mois auparavant. Il était un habitué de l’hospitalisation psychiatrique depuis des années. Il n’avait jamais tué avant. source

En septembre 2007 à Epinay, un épicier nommé Eric K. tue un jeune homme, Ali, de plusieurs coups de couteau sans motif apparent. Il avait été interné et traité en Hôpital Psychiatrique 3 ans avant les faits. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le 14 mars 2007, GINO OOGHE, âgé de 54 ans, commet son troisième viol à Château-Thierry. L’homme a connu son premier internement psychiatrique à l’âge de 8 ans. Il n’avait bien entendu jamais tué auparavant. source

le 28 février 2007, Geneviève Lhermitte, égorge ses 5 enfants à Nivelles dans des circonstances abominables. Elle était sous suivi et traitement psychiatrique au moment des faits. Elle n’avait jamais tué auparavant. source

En novembre 2005, un homme de 34 ans tue sa fillette à Vésoul. L’homme était suivi par des psychiatres au moment des faits. Il n’avait jamais tué auparavant. 

En juin 2005, à Cahors, Stéphane Rolla tue son père après avoir tenté de se suicider. Stéphane Rolla était sous suivi psychiatrique depuis un certain temps. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En décembre 2004, Romain Dupuy tue une infirmière et une aide-soignante de l’hôpital psychiatrique de Pau avant de décapiter l’une des deux. Il avait subi deux internements psychiatriques depuis 2003. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le 9 mars 2004, Joël Gaillard tue à la hache Germain Trabuc à Gap. Sa première hospitalisation sous contrainte dans un établissement psychiatrique (Edouard Toulouse) remonte à l’année 2000. Il n’avait jamais tué auparavant. Depuis, il n’avait cessé d’être sous « suivi » psychiatrique. source

Eric Roux
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