Eric Roux, Scientologie
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Eric Roux
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Ministre du culte de L'Eglise de Scientologie, après 25 années passées dans le clergé de l'Eglise, Eric Roux est aujourd'hui le président de l'Union des Eglises de Scientologie de France et Vice Président du Bureau Européen de L'Eglise de Scientologie pour les affaires publiques et les droits de l'homme.
Ce blog est une initiative personnelle destinée aux gens qui s'intéressent à la spiritualité, ou à ceux qui souhaitent en apprendre plus sur la scientologie, à ceux qui pensent que la liberté de conscience est un droit fondamental qui mérite d'être défendu, à mes coreligionnaires ou encore à ceux qui sont curieux...

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Le 1er Octobre, j'étais à nouveau à Varsovie pour intervenir devant le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), et les 57 pays membres. Voici un extrait traduit de mes interventions et un lien vers le rapport correspondant sur le site de l'OSCE.


Intervention devant l'OSCE au nom du Bureau Européen des Droits de l'Homme de l'Eglise de Scientologie

Réunion annuelle sur la mise en œuvre des engagements de la dimension humaine 

de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE)

Varsovie - Septembre/Octobre 2012 

 

 

Intervention d'Eric Roux – 1er octobre 2012 

 

Je prends la parole au nom du Bureau européen des droits de l'homme de l'Eglise de  Scientologie.

Malgré de nombreuses recommandations de la part d'instances internationales des droits de l'homme, la politique française à l'encontre des minorités religieuses ne s'est pas améliorée. Au contraire, elle a franchi un pas de plus depuis la précédente réunion sur la mise en œuvre des engagements de la dimension humaine de lOSCE en 2011.

 

Contrairement aux allégations des pouvoirs publics français, qui affirment qu'ils n'utilisent plus de liste de mouvements, la mission interministérielle de lutte contre les soi-disant ”sectes”, la Miviludes, utilise un “référentiel” d'environ 600 mouvements, un système de dossiers compilés exclusivement à partir de rapports accusateurs et de dénonciations reçues par la mission au sujet de minorités religieuses spécifiques. 

 

Malgré sa promesse que ce référentiel serait mis à la disposition des mouvements concernés et ne serait pas tenu secret, la Miviludes refuse toujours de leur donner libre accès aux dossiers, tout en mettant ceux-ci à la disposition des juges et des autorités chargées de l'application de la loi, ainsi qu'aux personnes ayant à traiter des affaires familiales et des cas de divorce.

 

 

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Nouveau livre : France 2012, Inquisition en bande organisée
Je vous annonce la sortie de mon livre "France 2012 : Inquisition en bande organisée", qui sera dans toutes les bonnes librairies à partir de mardi prochain, enfin, le temps qu'il y arrive (s'il n'y était pas, vous pouvez de toutes façons le commander à votre libraire qui vous l'obtiendra rapidement). Pour l'instant, vous pouvez le commander sur Amazon, sur FNAC.com ou chez l'éditeur. La préface a été écrite par Michel de Guillendschmidt, avocat, conseiller d'Etat honoraire, doyen de l'université Paris IV, et le livre devrait intéresser tous ceux qui de près ou de loin ont des raisons de se poser des questions sur l'ingérence de quelques officines dans les libertés fondamentales des citoyens. Pour les versions kindle et itunes, allez ici: http://www.ericroux.com/Le-livre-Inquisition-en-bande-organisee-en-version-kindle-ebook-et-sur-itunes_a218.html Voici la dernière de couverture :
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Mon ami Ivan Arjona, Président de l'Eglise de Scientologie d'Espagne, a publié un entretien avec le Professeur Ferreiro Gualguera, Professeur de droit ecclésiastique à l'Université de La Corogne. Il était jusqu'à il n’y a pas très longtemps Directeur Général Adjoint pour les Relations avec les Confessions Religieuses pour la Promotion et la Coordination de la liberté religieuse au sein du Ministère de la Justice, dans le Gouvernement espagnol.
Il a écrit de nombreux livres et publications sur le sujet de la liberté religieuse et a participé en tant qu’intervenant à énormément de cérémonies au nom de l'Espagne et en tant que professeur d'université.


Entretien Ivan Arjona avec le Professeur Juan Ferreiro
(Source)

- ScientologyHoy : Sur quel projet embrassant le domaine religieux travaillez-vous actuellement ?

- Juan Ferreiro : Sur une étude concernant la liberté religieuse et les relations Eglise-Etat dans les pays où le« Printemps Arabe » a triomphé.

- SH : Quel point de vue avez-vous sur l’exercice actuel de l’égalité en matière de liberté religieuse en Espagne ?

- JF : Il existe une égalité formelle proclamée dans la Constitution, mais pas une égalité réelle dans la conduite des pouvoirs publics, car dans de nombreux cas il y a eu conditionnement par des préjugés qui, comme nous le savons, sont des opinions défavorables par rapport à quelque chose que l’on connaît mal (qui n’est pas compris). Dans tous les cas, l'égalité n'est pas de donner à chacun la même chose mais à chacun ce qui lui appartient, et cet acte qui est de mesurer la proportion doit être exercé avec l'équité la plus délicate qui soit.

- SH : Pensez-vous que les citoyens sont suffisamment conscients du fait que nous vivons dans une société plurielle, pour ce qui du domaine religieux ? 

- JF : Ils sont suffisamment conscients mais il y a de vastes couches de la société qui se laissent influencer par des préjugés. Nous pouvons voir des exemples de cela à chaque fois qu’un groupe de voisins s’opposent à l’ouverture d’un lieu de culte (par exemple des mosquées) même si la réglementation urbanistique est respectée ou quand un groupe religieux est taxé de secte par des citoyens ou par les pouvoirs publics. Si un groupe religieux utilise des moyens ou poursuit des objectifs qui sont illégaux, il s’agit simplement d’un groupe illégal, mais cela doit être prouvé.
De plus, il y a une différence entre le fait que les actes illicites soient commis par un membre de la confession et le fait qu’ils soient commis par le groupe religieux en tant qu’organisation. Dans ce cas seulement il conviendrait d’interdire et de punir cette personne morale. Les abus d’un individu ou de plusieurs n’ont pas à criminaliser le groupe auquel ils appartiennent.

- SH : Pensez-vous que la société actuelle a besoin de mettre davantage son attention sur le spirituel ?

- JF : Oui, d’autant plus en ces périodes de crise où il nous apparaît que le monde est en train de plonger du fait de la réduction des moyens matériels. Le bonheur est fondamentalement en nous et tous les groupes, religieux ou non, qui aident à grandir intérieurement devraient être les bienvenus. 

- SH : Quel rôle joue, selon votre point de vue, le pluralisme religieux dans l’amélioration sociale ?

- JF : Le pluralisme religieux est une réalité aussi évidente que les différences raciales ou psychologiques. L’Etat ne peut que le protéger et le respecter et permettre qu’il se développe, et uniquement dans les voies établies par la loi.

- SH : Que pensez-vous qu’il soit nécessaire de faire de la part des différentes religions pour la société espagnole, compte tenu de la situation globale du pays ?

- JF : Les religions comme les associations, comme les partis politiques devraient davantage se rapprocher de la société et cela implique non seulement une attitude d’écoute mais également une attitude de réelle transparence pour que la société connaisse son vrai visage, pas celui que l’on publie ou que l’on commente. 

- SH : Après avoir vu le clip « Comment nous aidons », qui présente les différentes activités des scientologues à travers le monde, que diriez-vous aux scientologues du monde entier pour qu’ils continuent et multiplient leur efforts ?

- JF : Je crois que toutes les personnes qui consacrent leur temps à aider les autres et surtout à ceux qui se trouvent dans des conditions défavorables sont dignes d’applaudissements et de supports moral, humain et économique. Comme le montre le clip, les scientologues développent des activités d’aide aux prisonniers, d’aide aux drogués, d’enseignement des droits de l’Homme et d’amélioration de l’éducation en collaboration avec des individus que professent d’autres croyances religieuses ou idéologies. Voilà un exemple de pluralisme religieux. Les gens ne le savent pas. Moi je dirais aux scientologues qu’ils fassent un effort pour démontrer ce qu’ils font et clarifier les soupçons qu’a la société les concernant. Et il n’y a pas de meilleure forme d’éclaircissement que d’exposer la vérité avec de la transparence et des faits. 
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Inauguration de l'Eglise de Scientologie de Phoenix
Inauguration de l'Eglise de Scientologie de Phoenix
Phoenix, en Arizona, est la ville ou le fondateur de la scientologie, L. Ron Hubbard, a développé en 1952 les premiers principes qui donnèrent naissance à la scientologie. Il a donné plus de 600 conférences dans cette ville du sud des Etats-Unis. 

Samedi 23 juin 2012, s'est ouvert la nouvelle Eglise de scientologie idéale de Phoenix, la 4ème église de scientologie de cette envergure à ouvrir au mois de juin 2012. L'inauguration a réuni entre autres le maire de Phoenix, Greg Stanton, et le directeur du mouvement interreligieux de l'Arizona, Paul Eppinger.

Le maire Greg Stanton a déclaré : "Je me considère aujourd'hui comme le maire le plus chanceux de tous. Parce qu'il y a une seule ville sur terre qui peut se vanter d'être le "berceau" de la scientologie, et que cette ville est phoenix. Alors toutes mes félicitations à vous pour cette église de scientologie idéale."

Paul Eppinger, lui, a déclaré : "L'Eglise de Scientologie a eu des représentants forts et efficaces qui ont siégé à notre conseil. Dans ce lieu si proche de celui où L. Ron Hubbard a vécu, où il a écrit et conçu nombre des principes fondamentaux de la scientologie, il est naturel que l'Eglise de scientologie soit une partie vitale de notre mouvement interreligieux. Et c'est ce que vous êtes."
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Manifestation de 200 scientologues devant l'Ecole Nationale de la Magistrature
Hier, le mercredi 2 mai, 200 scientologues se sont retrouvés devant l'antenne parisienne de l'Ecole Nationale de la Magistrature pour protester contre la stigmatisation des nouveaux mouvements religieux et l'endoctrinement des magistrats par la Miviludes. A cette occasion, le communiqué suivant (il vous permettra de comprendre pourquoi nous avons protesté, non pas contre les magistrats eux-mêmes, mais contre ceux qui les endoctrinent et les désinforment) a été donné à la presse : 

Un ex officier des RG affirme avoir formé la juge d’instruction hors procédure 
pour condamner la Scientologie
(Communiqué du 2 mai 2012 de l’Association Spirituelle 
de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre)
 
Depuis plus de 15 ans, chaque année, la Miviludes et le Ministère de la justice organisent des sessions spéciales où les magistrats français sont formés à s’attaquer aux minorités religieuses et aux minorités de convictions arbitrairement désignées sous le vocable de « sectes ». 
 
Comme il n’y a volontairement aucune définition juridique précise du mot « secte », la Miviludes peut ainsi stigmatiser tout mouvement de pensée ou toute nouvelle religion sans avoir à justifier de critères objectifs pour ce faire.
 
Au cours de ces sessions, au lieu d’être formés sur une application du droit tel qu’il s’applique de manière générale et égalitaire à tous les citoyens, l'ENM endoctrine les magistrats pour poursuivre de manière spécifique les mouvements religieux ou de conviction et leurs membres stigmatisés par la Miviludes. Il a été établi que l’Eglise de Scientologie est nommément citée et attaquée lors de ces sessions de formation. Les « informations » fournies aux magistrats à cette occasion sont incomplètes, totalement partiales, et souvent tronquées. Les intervenants, pour la plupart, sont des personnes ouvertement hostiles à l’Eglise de Scientologie que l’on retrouve ensuite dans les rangs de l’accusation, soit en tant que parties civiles, soit en tant que témoins. Ainsi, les magistrats qui instruisent ou jugent les affaires ont-ils été préalablement sensibilisés hors de tout cadre contradictoire, par des personnes qu’ils retrouveront ensuite dans le cadre de leurs fonctions. 
 
En octobre 2002, en plein cœur de l’instruction concernant l’affaire actuellement pendante devant la Cour de Cassation, opposant l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre au Ministère public (vu que les parties civiles ont été soit déboutées, soit se sont retirées depuis longtemps), les magistrats ont reçu une session de formation par un ancien policier des renseignements généraux particulièrement hostile envers la religion scientologue : Arnaud Palisson.
 
Les scientologues soupçonnaient la juge d’instruction qui a instruit toute l’affaire d’avoir participé à cette "formation" et, à ce titre, lui avaient demandé si c’était effectivement le cas, afin d'éviter toute difficulté sur l'impartialité des magistrats ayant à connaître de ce dossier. Celle-ci a refusé de répondre. L'Eglise de Scientologie avait donc multiplié les demandes pour savoir quels magistrats avaient effectivement participé à cette formation à charge. Toutes ces demandes ayant été rejetées, l’Eglise s’est trouvé dans l’impossibilité de confirmer, par des preuves incontestables, les soupçons qu'elle nourrissait sur le magistrat instructeur. La défense produisit alors plusieurs requêtes mentionnant cette anomalie et cette possibilité d’instruction « hors procédure », mais en l’absence de preuve formelle, aucune de ces requêtes n’aboutit.
 
Or, le 7 février 2012, 5 jours après le délibéré en appel concernant cette affaire, Arnaud Palisson (le policier des RG en question) a publié sur son blog un billet parfaitement éclairant sur le rôle qu’il a joué auprès de la juge d’instruction dans cette affaire : non seulement il avait formé la juge d’instruction en question pendant près de 3 heures sur les moyens qu’il préconisait pour faire condamner la Scientologie, mais de plus, il lui avait remis un document de plusieurs centaines de pages pour ce faire, document qui, d’après lui, ne quittera plus le bureau de la juge d’instruction et sera la base de toute la procédure actuellement pendante devant la Cour de Cassation.
 
En fait, ce document ne se trouve pas dans le dossier d’instruction, ce qui est parfaitement illégal et attentatoire aux droits de la défense. Cela prouve que la juge d’instruction qui a instruit toute l’affaire a été influencée hors procédure par un fonctionnaire des renseignements généraux connu pour son hostilité extrême à l'encontre de l’Eglise de scientologie, et que le document qui, d’après ce policier, a servi de référence tout au long de la procédure, n’est jamais apparu dans le dossier, privant la défense de tous ses droits, et plongeant les scientologues incriminés dans un procès Kafkaïen dont les pièces clés restent cachées aux prévenus. Qui plus est, il est atterrant de voir que lors de cette formation à laquelle participa la juge d’instruction, parmi les intervenants tous ouvertement hostiles à la religion scientologue, on peut constater la présence de l’UNADFI, association militante particulièrement hostile à la Scientologie, que l’on retrouvera ensuite comme partie civile (juge et partie) dans le procès.
 
Ces nouvelles révélations s’ajoutent à une longue liste d’atteintes aux droits fondamentaux des scientologues dans cette procédure, et jette un éclairage nouveau sur les ingérences nombreuses du pouvoir exécutif pour influencer les magistrats tout au long de la procédure.
 
L’Eglise entend bien faire valoir ses droits à une justice équitable en dénonçant ces ingérences indues tant au niveau national que devant les instances internationales de protection des droits fondamentaux.     
 
L’Eglise de Scientologie exerce son ministère en France depuis plus de 50 ans, elle aide activement plus de 45 000 fidèles et sympathisants dans l’hexagone, elle soutient et est à l’origine de la plus importante campagne privée de prévention sur les dangers des drogues dans le pays, et ses programmes d’éducation sur les droits de l’homme sont reconnus dans le monde entier comme les plus importants et les plus efficaces à l’heure actuelle. Elle compte plus de 10 millions de fidèles dans le monde, avec plus de 9000 Eglises, missions et groupes dans plus de 165 pays.

Ici le dossier de presse complet avec les annexes et les preuves :
 
enm_scientologie.pdf ENM scientologie.pdf  (1.41 Mo)
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Interview du sociologue Régis Dericquebourg par le "blogueur" d'ARTE

Source : http://leblogueur.arte.tv/2012/04/08/les-sectes-dangereuses-sont-les-sectes-islamiques-que-les-musulmans-moderes-desapprouvent/

Régis Dericquebourg est maître de conférences en psychologie sociale à l’université Charles-de-Gaulle à Lille et membre du groupe de sociologie des religions et de la laïcité au CNRS. Il explique que les sectes les plus dangereuses ne sont pas forcément celles que l’on croit.

D’où vient votre intérêt pour les sectes ?

J’ai rédigé la première thèse française sur les Témoins de Jéhovah à une époque où personne en dehors de quelques scientifiques comme Henri Desroche et Jean Séguy, qui fut mon directeur de thèse puis mon directeur de recherche jusqu’à la fin de sa vie, ne se préoccupait du phénomène des groupes religieux minoritaires. En fait, l’étude d’un mouvement religieux s’arrête rarement à la description de celui-ci.

Récemment, Laurie Larvent a soutenu une thèse volumineuse sur un mouvement rival des Témoins de Jéhovah, mais issu du même tronc. Il voulait, en tant qu’historien, reconstituer le passé d’un mouvement jusque là totalement inconnu des sciences religieuses. En même temps, il apportait des éléments nouveaux à l’histoire religieuse du Nord de la France, en partie liée à l’immigration des Polonais venus travailler dans les mines après la Première Guerre mondiale.

Pourquoi avoir choisi d’étudier les témoins de Jéhovah ?

J’avais choisi d’étudier les Témoins de Jéhovah du Nord et du Pas-de-Calais parce qu’ils étaient bien représentés dans la région (15 000 sur les 65 000 de France). Ils permettaient de vérifier la pertinence de certaines théories que j’avais étudiées dans mon certificat de psychologie sociale. J’ai pu notamment observer la gestion de l’échec des annonces de fin du monde, ou appliquer la théorie de l’emprise psychosociale de Robert Pagès ( »L’emprise d’un groupe sur l’un de ses membres est le degré d’influence ou de pouvoir qu’il a de changer réellement les opinions et les attitudes de ce membre. Elle serait proportionnelle à l’attachement du membre au groupe et donc, pour l’ensemble des membres, à la cohésion. » R. Pages in : H. Pieron, 1957).

J’ai aussi pu tester la méthode ethnographique de l’observation participante (L’observation participante a été introduite par Bronislaw Malinowski et John Layard au début du XXe siècle en s’immergeant plusieurs années dans des sociétés mélanésiennes. Elle consiste à étudier une société en partageant son mode de vie, en se faisant accepter par ses membres et en participant aux activités des groupes et à leurs enjeux) qui était en débat dans la psychologie sociale parce qu’elle apparaissait moins objective et trop impliquante pour le chercheur.

Il y avait aussi chez les Témoins de Jéhovah la possibilité de tester le lien entre les millénarismes (le millénarisme, ou chiliasme, soutient l’idée d’un règne terrestre du Messie, après que celui-ci aura chassé l’Antéchrist et préalablement au Jugement dernier) et les classes populaires, repérées par d’autres chercheurs comme ceux que je viens de mentionner mais aussi Werner Cohn, Norman Cohn avec Les Fanatiques de l’Apocalypse. Je dois dire aussi que les Témoins de Jéhovah m’étaient familiers. Dans la région minière où je suis né, il n’est pas rare de fréquenter des enfants de Témoins de Jéhovah à l’école ou d’avoir des voisins Témoins de Jéhovah. Les Témoins y sont réputés pour leur calme, leur honnêteté et leur solidarité.

Le terrain intéressait peu de gens, y compris dans le milieu scientifique. Je me souviens qu’étant étudiant, j’avais voulu rencontrer Serge Moscovici pour lui demander des conseils de recherche. Il m’avait répondu sèchement que le problème ne l’intéressait pas. En fait, il avait éludé toutes les questions théoriques que j’évoquais pour se focaliser sur l’expression « Témoins de Jéhovah ».

Je me souviens aussi que j’avais assisté à une réunion avec un prêtre et des journalistes sur les religions, à Lille. J’ai fait un court exposé sur les Témoins de Jéhovah et, à l’époque, une représentante de l’adfi Nord, catholique et très conservatrice et très appréciée par les politiciens de la social-démocratie du Nord, m’avait dit que les Témoins de Jéhovah n’étaient pas un problème. Elle était braquée sur le moonisme parce qu’une de ses nièces y étaient entrée. Elle s’intéressait surtout aux mouvements attirants des jeunes issus de familles bourgeoises qui risquaient d’abandonner leurs études et de transmettre leur héritage au mouvement. Un ouvrier Témoin de Jéhovah n’appartenait pas à son univers social.

L’Europe est-elle méfiante vis à vis des sectes ?

En Europe, les juridictions sur la régulation du fait religieux doivent être conformes aux articles de la déclaration des Droits de l’homme, reconnaissant à chacun la liberté d’opinion et de croyance. Les législateurs ne font pas la distinction entre Églises établies et sectes. Le mot secte est employé dans les médias pour décrire toutes les formes de minorité religieuse et par les sociologues d’une manière non péjorative pour désigner un type de groupe religieux. En France, le droit utilise le mot « cultes » et on parle d’associations cultuelles. Les pays européens ne peuvent pas mettre en place une législation d’exception pour les dites sectes sans contrevenir aux principes fondamentaux de la communauté européenne sur la liberté d’opinion et de croyance.

La Hongrie a mis en place un système d’enregistrement des religions. Selon ce principe, seules celles qui sont enregistrées peuvent exercer un culte sur le territoire, les autres sont accusées de l’exercer illégalement. Ce système d’enregistrement est le plus souvent justifié par la sécurité. Le pays se donne la possibilité d’écarter les groupes extrémistes susceptibles de violences. Mais les groupes dangereux ou terroristes n’ont pas l’habitude de demander l’autorisation de commettre des attentats. Ils peuvent former des réseaux et des cellules de pratique religieuse et d’action.

Comment les pays  luttent-ils contre elles ?

Le pays peut aussi justifier un refus d’enregistrement parce qu’une religion impose à ses fidèles des pratiques qui ne respectent pas la dignité des personnes ou qui contreviennent aux lois du pays. Mais il n’est pas nécessaire d’interdire la présence d’un mouvement sur le territoire pour interdire ses pratiques. Nous avons eu le cas des Témoins de Jéhovah qui avaient le droit d’être présents en France tout en refusant le service militaire, ce pourquoi ils étaient sanctionnés au même titre que les objecteurs de conscience. Parfois, comme en Russie, le système de filtrage des groupes religieux est guidé par la volonté de protéger une religion quasi officielle. En Russie, le système de l’enregistrement permet de protéger l’Église orthodoxe de la concurrence. Des refus d’enregistrement ont été sanctionnés par la Cour européenne de justice. La Scientologie a gagné un procès en ce sens.

Les pays hostiles aux groupes religieux minoritaires, comme la France, ne les interdisent pas mais mettent en place des lois qui peuvent leur être appliquées comme celle sur l’abus de faiblesse, sur la sujétion mentale (About-Picard), sur le titre de psychothérapeute en réaction à la Dianétique des Scientologues (La dianétique est le nom donné par L. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, à une méthode d’éveil spirituel ou de développement personnel. S’appuyant sur de nouveaux concepts de psychologie non enseignés en Faculté de psychologie, elle vise à l’identification et à la réduction systématique d’images mentales négatives inconscientes baptisées engrammes) et des mouvement visant le bien-être comme le New Age (Le New age est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité qui vise à changer l’humanité par l’éveil).

Ils lancent aussi des contrôles fiscaux contre ces mouvements, contre les thérapeutes alternatifs et contre les chercheurs qui les étudient sans en dire du mal. Cela a été proposé il y a quelques années en France par les radicaux-socialistes sous le nom d’ »arme fiscale contre les sectes ». Cela a été employé contre Invitation à la vie (Invitation à la vie (IVI) est une association laïque d’inspiration chrétienne, fondée en 1983 par Yvonne Trubert (1932-2009) qui possède le statut d’association sans but lucratif ), mais aussi contre les Témoins de Jéhovah qui ont contesté le redressement fiscal et ont gagné leur procès contre la France à la Cour européenne de justice. Le litige portait sur le droit de recevoir des dons manuels qui n’était accordé qu’aux Églises établies (les fameux « Dons et legs »). La France leur doit des dommages et intérêts énormes. Mais il faut reconnaître que la position de la France, de la Hongrie, de la Belgique, et de la Russie est assez exceptionnelle de ce point de vue.

Pourquoi dit-on que la France est un cas à part ?

En France, les « sectes » sont un non-problème, pour reprendre la formule d’Emmanuelle Mignon, conseillère de Nicolas Sarkozy, qui avait choqué tous les opposants aux sectes dans la plupart des pays d’Europe, les pays dits « protestants » mais aussi en Italie. Ce qui est aussi spécifique à la France, c’est le subventionnement par l’État et les collectivités locales de groupes d’opposants aux sectes. On trouve là une manière étatique et indirecte de lutter contre les « hérétiques ». La France subventionne aussi une organisation européenne de lutte contre les sectes.

Pays du massacre des protestants (la Saint Barthélémy en 1572), la France renoue aussi avec l’Allemagne où un organisme d’État de lutte contre les sectes (les Témoins de Jéhovah et les protestants évangéliques, à l’époque) a été créé en 1937(1). Nous avons donc la Miviludes, un organisme de lutte contre les dérives sectaires. La notion n’est pas reconnue par les juristes parce qu’il est difficile d’en donner un contenu juridique fondé sur des preuves, mais elle permet d’accuser une personne ou un groupe.

On l’a vu récemment avec un candidat à l’élection présidentielle qui ne fait pas un gros pourcentage d’intentions de vote (Jacques Cheminade) et qui a été accusé de dérive sectaire par un membre de la Miviludes. Les associations d’opposants aux sectes peuvent ainsi accuser des rivaux politiques de dérive ou d’appartenance sectaire. C’est arrivé autrefois à Dunkerque où un tract accusant un candidat du RPR appartenant à une secte a fait élire le candidat social-démocrate.

L’Église de scientologie a été condamnée pour « escroquerie en bande organisée » en France alors qu’elle prospère aux États-Unis grâce aux nombreuses stars qui la fréquentent. Peut-on considérer que le jugement est sévère ?

Le problème n’est pas la sévérité du jugement, le problème est de savoir si le procès s’est déroulé en permettant aux deux parties de faire valoir leurs arguments. Les avocats des scientologues disent que cela n’a pas été le cas et ils ont refusé d’assister aux audiences à partir d’un certain moment. Personnellement, j’ai été surpris de voir que l’Ordre des pharmaciens avait été admis comme partie civile. Les scientologues achètent leurs vitamines et sels minéraux disponibles dans les supermarchés ou sur internet. Je crois que l’affaire est en cassation et que les scientologues poursuivront la procédure jusqu’à la Cour européenne de justice s’ils n’ont pas droit à un nouveau procès.

Tout n’a pas toujours été facile pour les scientologues au États-Unis. L’Église de sientologie a eu des problèmes avec le fisc américain, il y a maintenant longtemps et finalement, elle a gagné son procès. La question sous-jacente était celle du caractère religieux. Est-ce une entreprise de développement personnel ou une religion, ce qui n’a pas les mêmes conséquences sur le plan fiscal ? En ce qui concerne les acteurs et les musiciens scientologues, je ne pense pas qu’ils influencent les juges.

Chaque mouvement met en évidence ses célébrités, les catholiques comme les autres. Des sportifs proclament leur conversion au protestantisme évangélique, d’autres leur conversion à l’islam… La scientologie a gagné beaucoup de procès, elle doit bien en avoir perdu quelques uns mais cela ne l’empêche pas d’être reconnue comme Église dans de nombreux pays. Je l’ai étudiée et son caractère religieux ne fait aucun doute. C’est une religion réincarnationniste dont la doctrine rappelle la théosophie (doctrine qui soutient que toutes les religions sont des projections et tentatives de l’Homme de connaître « le Divin », et que, par voie de conséquence, chaque religion possède une partie de la Vérité).

Assiste-t-on à une montée, une multiplication des sectes en Europe ? La crise a t-elle un impacte sur le succès des sectes ? Les méthodes des sectes pour attirer les gens ont-elles évoluée depuis le début de vos recherches ? Sont-elles plus présentes dans les quartiers défavorisés ?

Il n’y a pas de multiplication des groupes religieux minoritaires en Europe, pour la simple raison qu’il n’y a pas de multiplication de ce que l’on appelle les sectes. La plupart de groupes religieux minoritaires présents en Europe ont leur racine au XIXe siècle : Adventistes du septième jour, Témoins de Jéhovah, Mormons, Scientistes chrétiens, Protestants évangéliques… Certains ne progressent pas ou régressent, d’autres comme les protestants évangéliques progressent. Une part de l’expansion vient simplement parfois de l’ouverture des anciens pays communistes aux religions. Il y a aussi beaucoup de mouvements quasiment confidentiels. Avec l’arrivée de l’Islam modéré, on a vu arriver des sectes islamistes radicales. C’est un fait normal, toute mouvance religieuse ou politique a toujours des extrémistes. Mais je remarque que les opposants aux sectes n’ont jamais critiqué leur prosélytisme, ni l’endoctrinement des jeunes alors qu’ils reprochent cela aux Témoins de Jéhovah et aux Protestants évangéliques.

Y a-t-il de nouveaux types de sectes ou de croyances qui tranchent avec les sectes plus traditionnelles ?

Les nouvelles formes du religieux se situent dans le Nouvel Age qui est une nébuleuse de groupes informels qui disparaissent parfois aussi très vite pour se recomposer. Il s’agit d’une spiritualité qui valorise le bien-être, d’où les divers ateliers de massage, de cuisine diététique, les groupes de guérison chamaniques. Les sectes dangereuses ont fait l’actualité de ces derniers jours : ce sont les sectes islamistes que les musulmans modérés désapprouvent. Je voudrais dire que je m’étonne depuis longtemps que les mouvements d’opposition aux dites sectes comme la Mission de lutte contre les sectes, remplacée par la Miviludes, ou encore les associations subventionnées ne dénoncent pas les attentats islamistes comme ceux de la station de Métro Luxembourg, qu’ils ne parlent pas de manipulation mentale des jeunes endoctrinés par des djihadistes dont ils connaissent l’existence. Je me suis étonné que la commission parlementaire qui a établi une liste de sectes dangereuses avec les RG et un groupe anti-secte marseillais ne les ont pas listés alors que des étudiants musulmans du DEA de science des religions de mon université m’en parlaient.

Bien sûr, M. Georges Fenech, madame Picard, M. Jean Pierre Brard qui s’entendent bien sur le plan politique sont opposés à ces sectes islamistes. Je ne vais pas les accuser de sympathie. Ils les haïssent sans doute autant qu’ils haïssent les scientologues ou les numérologues. Mais ils font preuve d’un manque de courage en s’abstenant de dénoncer leurs pratiques comme ils le font à propos des Témoins de Jéhovah ou des professeurs de yoga. Est-il plus courageux de harceler un psychiatre un peu alternatif qui finit par se suicider à la suite d’une fantasia chez des ploucs méchants ? Est-il plus courageux de harceler un relaxologue, un professeur de yoga et même des Témoins de Jéhovah pacifiques ? Je trouve également surprenant que la Miviludes ait pu faire voter par le Parlement une loi qui lui donne l’impunité en cas de diffamation d’un groupe religieux minoritaire. Cette loi a été censurée par le Conseil constitutionnel, mais elle reviendra sans doute devant le Parlement sous une autre forme. Cet organisme pourra alors lancer des informations fausses ou diffamatoires en toute impunité. C’est une loi de République bananière.

(1) organisme d’État de lutte contre les sectes

Eric Roux
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Liberté de conscience

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Alain Bouchard est journaliste et sociologue. Il enseigne le fait religieux à l'Université Laval au Québec. Il parlait ici de la scientologie à la télévision québécoise, suite à l'ouverture de la nouvelle Eglise de scientologie de Québec en janvier 2010.


Et pour ceux qui le veulent, voici les images et les discours de l'inauguration de cette nouvelle Eglise dans la ville de Québec :
Eric Roux
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La ça commence à devenir intéressant. L'article de Geoffrey Le Guilcher dans les Inrocks montre le délire dans lequel des magistrats peuvent être, quand il s'agit d'inventer des victimes.


Lettre ouverte: il dément être une victime de la scientologie


Dans une missive datée du 8 février que nous publions en intégralité, un scientologue dit être en colère. Alors qu'il n’a jamais porté plainte, il refuse de voir son nom associé au statut de victime dans la condamnation en appel de l’Eglise de scientologie, le 2 février dernier,...

Lire la suite sur les Inrocks
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Jean-Luc Martin Lagardette est le rédacteur en chef du magazine ouvertures.net. Il enseigne la déontologie journalistique à l'Ecole des métiers de l'information et à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. Il a initié en juillet 2007 le "co-journalisme" sur Agoravox. Il a aussi créé, avec Yves Agnès, ancien rédacteur en chef du Monde et qui en est le président, l’Association de préfiguration d’un Conseil de presse (APCP - //apcp.unblog.fr), pour la création en France d’une instance de régulation et de médiation entre la presse et le public.

Dans l'article qui suit, il porte un regard dissident sur le procès qui s'est déroulé récemment : 

Je sais bien que mon discours risque de choquer, tant la scientologie est considérée dans notre beau pays de « libertés » comme une « secte » dangereuse qu´il faut à tous prix empêcher d´exister. La simple évocation de son nom provoque la haine, le rejet, la peur chez beaucoup de gens.
Il faut croire que personne ne réfléchit beaucoup ici, que les faits ont beaucoup moins d’importance que les croyances ou les sentiments.
Car, partant du récent verdict et de sa confirmation en appel, on est en droit de se poser quelques questions de bon sens. Par exemple, quand on fait un procès, en général, c’est qu’on s’estime victime d’un préjudice. Or, dans ces deux affaires, le procès et son appel, il n’y a pas de victime, ni présumée ni reconnue, de la scientologie...

Suite de l'article
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La procédure
 
Les faits pour lesquels l’Eglise a été condamnée (de manière non définitive, puisque l’Eglise s’est pourvue en cassation) remontent à 1998 et concernent 3 personnes qui ont reçu des services religieux à l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre (ASES-CC). L’une d’entre elles a retiré sa plainte avant même le procès en première instance, considérant n’avoir plus rien à reprocher à l’Eglise. La deuxième s’est désistée avant l’appel, estimant avoir résolu son différent avec l’Eglise. La troisième n’a jamais porté plainte, et en fait est toujours scientologue (nous en parlerons plus loin), et a toujours maintenu que les services qu’elle a reçus et pour lesquels elle a versé des rétributions financières lui ont été extrêmement bénéfiques.
 
Les deux personnes qui avaient porté plainte initialement, avaient été « conseillées » par une association de lutte contre les nouveaux mouvements religieux, l’UNADFI. Alors qu’elles avaient régulièrement exprimé leur satisfaction pendant leur pratique de la religion scientologue, après leur passage entre les mains de l’Unadfi, elles estimaient avoir donné de l’argent pour des choses sans valeur. Elles ont toutes les deux été remboursées intégralement de leurs rétributions faites à l’Eglise.
 
En 2006, après 8 ans d’investigations, le procureur de Paris a rendu des réquisitions écrites définitives (les seules réquisitions écrites existant au dossier) aux fins de non-lieu, estimant à juste titre qu’aucun acte délictueux n’avait été commis ni par les scientologues ni par l’Eglise.
Eric Roux
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Communiqué du 3 février 2011


L’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre, au lendemain de la décision rendue par la Cour d’Appel de Paris, remarque que l’unique partie civile de ce procès, la seule plaignante qui se prétendait encore « victime », l’association antireligieuse UNADFI, a été déboutée, la Cour d’Appel reconnaissant qu’elle n’avait aucune légitimité à y être.
 
Cette Association UNADFI, financée à coup de centaines de milliers d’euros par les contribuables, fait déjà l’objet actuellement de 6 procédures judiciaires pour abus de droit. Elle a été à la source de la désinformation qui a permis autant de violations des droits fondamentaux des scientologues dans notre pays. La reconnaissance de son illégitimité par la Cour d’Appel aurait dû mener à son éviction du procès bien avant les débats, comme l’avait, à juste titre, soutenu l’Eglise. La juridiction d’appel a choisi de maintenir cette partie qu’elle savait illégitime jusqu’au bout, afin de pouvoir justifier sa décision, pour finalement être obligée de l’évincer. La seule personne interrogée dans ce procès est Catherine Picard, Présidente de l’UNADFI, alors que la Cour savait pertinemment qu’elle allait devoir la déclarer irrecevable à la fin. C’est cela qui a permis à Catherine Picard, de répandre illégitimement mensonges et rumeurs sur l’Eglise de Scientologie pendant les débats.
 
Face à ce traitement irresponsable et discriminatoire de personnes sur le fondement de leurs croyances, l’Eglise de Scientologie annonce qu’elle va entamer une grande campagne de communication dans notre pays.
 
Dès demain, une édition spéciale du Magazine Ethique et Liberté va être distribuée dans toutes les grandes villes de France à plus de 100 000 exemplaires. Cette édition titre « Qui sont les scientologues », afin que les Français puissent enfin savoir la vérité sur ces gens qui sont des citoyens responsables, travailleurs, et qui depuis 50 ans travaillent à l’amélioration de notre société sans jamais ne rien demander en retour. Suivront d’autres actions visant à faire connaître l’ensemble des actions caritatives menées par les scientologues dans notre pays, que ce soit dans le domaine des Droits de l’Homme, de l’information et de la prévention sur les dangers des drogues, ou de la restauration des valeurs morales face à une criminalité inquiétante.
 
L’Eglise de Scientologie exerce en France depuis plus de 50 ans, elle aide activement plus de 45 000 fidèles et sympathisants dans l’hexagone, elle soutient et est à l’origine de la plus importante campagne de prévention sur les dangers des drogues dans le pays, et ses programmes d’éducation sur les droits de l’homme sont reconnus dans le monde entier comme les plus importants et les plus efficaces à l’heure actuelle. Elle compte plus de 10 millions de fidèles dans le monde, avec plus de 10 000 Eglises, missions et groupes dans plus de 167 pays. Pour répondre à la demande, chaque mois, de nouvelles Eglises de Scientologie s’ouvrent dans le monde. Depuis Novembre, 3 nouvelles Eglises de plus de 8000 mètres carrés ont ouvert leurs portes : à Inglewood, dans le quartier afro américain de Los Angeles, à Hambourg, et ces derniers jours à Sacramento. A cette occasion, dans son discours d’ouverture de l’Eglise, le Maire de Sacramento Kevin Johnson a déclaré : « Cette Eglise n’est pas juste un bâtiment pour vous, c’est un bâtiment pour la communauté. C’est un bâtiment qui va nous aider à revitaliser le Centre ville de Sacramento. » Dans le monde entier, l’Eglise de Scientologie est reconnue pour ce qu’elle est : une religion authentique en pleine croissance, tournée vers l’autre et apportant sa contribution à l’amélioration de la société.
 
(Plus d’infos sur http://www.scientologynews.org/ )
 
 
Eric Roux
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L’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre considère que la décision rendue est totalement faussée et inéquitable car elle est le résultat d’une sorte de procès fantôme, où de nombreuses irrégularités et violations des droits fondamentaux des scientologues se sont succédées. Elle annonce qu’elle se pourvoit immédiatement en cassation contre l’arrêt de la Cour d’Appel.


L’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre, ainsi que l’ensemble des avocats qui assuraient la défense des personnes mises en cause ont quitté ce procès avant même les débats au fond, en raison des nombreuses violations des droits de la défense, du droit à un procès équitable, et du sentiment de doute sur l’indépendance de la justice ressenti tout au long de ce procès, suite à une forte ingérence du pouvoir exécutif dans le pouvoir judiciaire.

• Les seules réquisitions écrites du parquet, rendues après 8 ans d’investigation, par un procureur de Paris, sont des réquisitions de non-lieu, estimant que ni l’Eglise, ni la librairie, ni les scientologues mis en cause n’avaient commis d’infraction pendant l’exercice de leur ministère. Le seul changement qui s’est produit depuis, qui pourrait expliquer ce revirement tardif et incohérent du parquet sur le même dossier vide, est une ingérence revendiquée par la Miviludes auprès du parquet sur les dossiers en cours.

• Avant l’ouverture des débats, l’Eglise avait dénoncé des pressions de la part du Ministère de la justice sur les magistrats, pressions qui ont été revendiquées après-coup expressément par la Directrice des Affaires Criminelles et des Grâces. La circulaire à l’origine de ces pressions fait actuellement l’objet d’une plainte devant le Rapporteur Spécial sur l’Indépendance des magistrats de l’ONU.

• Pendant les audiences, alors qu’une partie civile manifestement irrecevable cherchait désespérément à polluer les débats sur des faits qu’elle ne connaissait pas directement, en répandant rumeurs et mensonges sur la religion scientologue, la Cour a refusé de laisser les avocats de la défense avoir accès au dossier au moment ou il apparaissait que cette consultation aurait pu permettre d’écarter justement cette association illégitimement constituée partie civile, d’après la défense. Cette consultation était aussi nécessaire parce que des pièces favorables à la défense ont disparu mystérieusement du dossier. L’Eglise a du déposer une plainte pour vol, actuellement pendante devant le TGI de Paris.

• Un des prévenus scientologues qui a demandé expressément à obtenir l’assistance d’un avocat pour remplacer celui qui avait quitté le procès et assurer sa défense, s’est vu opposer une fin de non recevoir, au mépris des droits les plus fondamentaux inhérents à notre Etat de droit.

• Finalement, dernière irrégularité en date, la Cour d’Appel a rendu son délibéré alors qu’un pourvoi en Cassation est en cours pour excès de pouvoir, et que tant que celui-ci n’a pas fait l’objet d’une décision de la Cour de Cassation, la Cour d’Appel ne peut pas, d’après la loi, statuer sur le fond de l’affaire.

L’Association estime que la décision d’aujourd’hui est dans la même lignée que ce qu’elle vient d’énumérer, et forme le vœu que l’équité de la justice tel que protégée par notre Constitution redevienne une réalité pour tous les citoyens de notre pays, scientologues inclus.

L’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre annonce d’ores et déjà se pourvoir en Cassation. Elle étudiera attentivement l’arrêt de la Cour d’appel et donnera ses conclusions dans les jours prochains.

L’Eglise de Scientologie exerce en France depuis plus de 50 ans, elle aide activement plus de 45 000 fidèles et sympathisants dans l’hexagone, elle soutient et est à l’origine de la plus importante campagne de prévention sur les dangers des drogues dans le pays, et ses programmes d’éducation sur les droits de l’homme sont reconnus dans le monde entier comme les plus importants et les plus efficaces à l’heure actuelle. Elle compte plus de 10 millions de fidèles dans le monde, avec plus de 9000 Eglises, missions et groupes dans plus de 165 pays. Pour répondre à la demande, chaque mois, de nouvelles Eglises de Scientologie s’ouvrent dans le monde. Depuis Novembre, 3 nouvelles Eglises de plus de 8000 mètres carrés ont ouvert leurs portes : à Inglewood, dans le quartier afro américain de Los Angeles, à Hambourg, et ces derniers jours à Sacramento. A cette occasion, dans son discours d’ouverture de l’Eglise, le Maire de Sacramento Kevin Johnson a déclaré : « Cette Eglise n’est pas juste un bâtiment pour vous, c’est un bâtiment pour la communauté. C’est un bâtiment qui va nous aider à revitaliser le Centre ville de Sacramento. » Dans le monde entier, l’Eglise de Scientologie est reconnue pour ce qu’elle est : une religion authentique en pleine croissance, tournée vers l’autre et apportant sa contribution à l’amélioration de la société.

(Plus d’infos sur http://www.scientologynews.org/ )
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Pour ceux qui ont regardé la rediffusion de "Scientologie, la Vérité sur un mensonge" sur France 2 à minuit l'autre soir, la vidéo "La Contre enquête" est disponible ici : http://www.ericroux.com/Scientologie-la-verite-sur-un-mensonge-la-contre-enquete_a105.html
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Hier mardi, environ 350 scientologues se sont déplacés devant le Palais de Justice de Paris pour protester contre une justice aux ordres et un procès inéquitable.


Manifestation devant le Palais de Justice contre une justice inéquitable
La manifestation qui a duré deux heures était organisée par le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination.
Eric Roux
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Communiqué du 17 novembre 2011


Aujourd’hui, les avocats de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre ont choisi, en leur âme et conscience, de quitter ce procès dans lequel ils ont estimé ne plus pouvoir exercer leur profession d’auxiliaires de justice.

L’Association, à son tour, tient à faire savoir qu’elle ne compte plus cautionner de sa présence un procès dont elle estime qu’il est absolument inéquitable et dans lequel les droits les plus élémentaires lui ont été refusés.

Alors que la défense a souhaité, comme c’est la procédure habituelle, pouvoir examiner des pièces au dossier, afin de déterminer si l’UNADFI pouvait réellement se prévaloir du statut de partie civile au procès, ce droit le plus élémentaire lui a été arbitrairement dénié, et la Cour a refusé que ces pièces puissent être examinées contradictoirement, protégeant ainsi indûment une partie au procès face à la demande légitime d’une autre, au mépris des règles procédurales dont peuvent se prévaloir tous les citoyens.

Cet énième incident intervient alors que l’Eglise avait dénoncé au début du procès une ingérence du Ministère de la justice dans cette affaire, ainsi qu’une circulaire donnant instruction aux magistrats de travailler « en partenariat » avec l’UNADFI, une association connue pour sa volonté de combat contre la religion scientologue. La Cour s’était pourtant défendue d’être partiale et soumise à cette circulaire.


Face à ce qu’elle considère comme une justice indigne de notre pays, l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre a choisi de ne plus cautionner de sa présence un procès qui, de manière flagrante, est un procès dont les tenants et les aboutissants sont faussés.

La Scientologie est une religion qui existe en France depuis plus de cinquante ans, elle compte environ 45000 fidèles dans l’hexagone, 12 millions dans le monde et plus de 9000 Églises missions et groupes à travers les 5 continents. Elle est une religion dont les droits sont reconnus à ce titre à la fois par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, mais aussi dans l’ensemble des pays démocratiques européens (Espagne, Italie, Allemagne, Suède, etc.).
Eric Roux
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Communiqué de presse du 24 Octobre 2011 - Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre
Communiqué de presse du 24 Octobre 2011
Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre
 
 
L'Église de Scientologie dépose plainte contre la France auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies sur l'indépendance des juges en raison de mesures gouvernementales privant les minorités religieuses de leur droit à un procès équitable.

L'Association Spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Centre a déposé une plainte auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies sur l'indépendance des juges et des avocats concernant les mesures répressives adoptées par le gouvernement français pour priver les minorités religieuses du droit à un procès équitable. Le dernier exemple en date de ces mesures répressives est une circulaire du Ministère de la justice visant la Scientologie et d'autres minorités religieuses publiée le 19 Septembre 2011.
 
Cette circulaire porte atteinte aux droits fondamentaux à la liberté de religion et de conviction et ne respecte pas le devoir de neutralité de l’Etat en matière de religion. C'est une atteinte flagrante et condamnable aux droits des minorités religieuses en France.

Le 19 Septembre 2011, la Directrice des Affaires criminelles et des grâces du Ministère de la justice a publié une nouvelle circulaire concernant les « dérives sectaires » à l’attention des procureurs et des présidents des Tribunaux de Grande Instance et des Cours d'Appel.
 
Cette circulaire constitue une violation flagrante du devoir de neutralité de l’Etat en matière de religion. L'Eglise a déposé une plainte auprès du Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats des Nations Unies, condamnant l'action du gouvernement français.
 
Cette circulaire prétend donner des instructions aux magistrats concernant les poursuites à mener à l’encontre des minorités religieuses. Elle contient des jugements de valeur sur les pratiques de ces minorités religieuses qui prédéterminent l'issue des affaires traitées par les magistrats qui suivraient ces instructions. Ceci viole le droit à un procès équitable pour toute personne ou mouvement soumis aux directives données dans la circulaire, et fausse l'issue de toute procédure judiciaire les concernant. Cette circulaire vise de manière intolérable à prévenir les magistrats contre les membres de minorités religieuses.
 
En outre, cette circulaire viole le droit à la liberté de religion garanti par l'article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) en imposant des restrictions injustifiées à ce droit. Le ciblage des confessions minoritaires dans le cadre de ces poursuites  viole également l'interdiction de la discrimination sur la base de la religion énoncée aux articles 2 et 26 du PIDCP. Le droit d'être protégé contre toute discrimination est particulièrement important pour les membres des mouvements religieux ciblés qui font l'objet de dispositions spéciales contre les « mouvements sectaires », et se voient refuser la même protection de la liberté de religion que celle assurée à d'autres religions.
 
Cette circulaire n'est que la dernière d'une série de mesures mises en œuvre par le Ministère de la justice en collaboration avec la MIVILUDES, pour saper l'indépendance du pouvoir judiciaire et le droit à un procès équitable pour les minorités religieuses en France. Les mesures mises en œuvre par le gouvernement français pour « lutter contre » les religions minoritaires dans le processus judiciaire représentent un niveau de discrimination sans précédent et violent les normes internationales relatives aux droits de l’homme. Ces mesures ont perverti l'ensemble du système judiciaire et détruit les garanties d’indépendance de la justice en France dans les affaires concernant les minorités religieuses et leurs adhérents.
 
L'Eglise a demandé une aide internationale pour remédier à cette discrimination institutionnalisée.

Ces mesures répressives détaillées dans la lettre d’accompagnement ci-jointe ne peuvent être admises au regard des principes fondamentaux des Nations unies sur l'intégrité de l’appareil judiciaire, du Projet de Bangalore 2001 sur un code de déontologie judiciaire, des Principes directeurs applicables aux magistrats du parquet, et des articles 2, 14, 15, 18 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L'Église de Scientologie existe en France depuis plus de 50 ans, compte plus de 10 millions d'adeptes dans le monde et plus de 9 000 églises, missions et groupes sur les 5 continents. Elle réaffirme son droit à un procès équitable et le droit à la liberté de conscience pour tous.

Eric Roux
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OSCE meeting sur la dimension humaine 2011
Fin Septembre, à Varsovie, je participais au meeting 2011 sur la dimension humaine de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, 56 états membres, en Europe, Asie et Amérique du Nord).

Lors de la séance numéro 2, qui concerne la liberté de religion j'ai fait une intervention que vous pouvez trouver ici sur le site de l'OSCE (en anglais) :

http://www.osce.org/odihr/83591

Comme chaque année, on se rend compte qu'il y a de grandes disparités entre les pays en ce qui concerne la liberté de religion... Kazakhstan, France et Russie n'ont pas forcément de quoi être fiers sur ce sujet, parfois pour des formes de discrimination différentes, quoique liées.
Eric Roux
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La journaliste Laura Adolphe, des Inrocks, m'a demandé de commenter le dernier rapport annuel de la Miviludes (qui parle d'apocalypse et de médecine "non conventionnelle"). Elle avait des questions sur nos campagnes de prévention anti-drogues et la médecine. Comme le rapport ne concerne absolument pas la scientologie, voici donc ce que je lui ai répondu, par email :

"Il se trouve que l'Eglise de Scientologie n'est pas concernée par ce rapport. Nous sommes une religion reconnue en Europe et dans le monde, comptant plus de 10 millions de fidèles, et dont les membres, lorsqu'ils sont malades, vont chez le médecin, et choisissent la médecine de leur choix. L'Eglise n'a rien à voir avec ces choix individuels.

 

Nous ne sommes pas non plus une religion apocalyptique...

 

Les programmes de prévention sur les dangers des drogues qui sont effectués par l'Eglise et touchent des dizaines de millions de personne sont à notre sens salutaires pour notre société. Là encore, aucun rapport avec le rapport de la Miviludes. Pour toute information sur le sujet, je vous conseille :  
http://www.scientologie.fr/activity/anti-drug/anti-drug.html

 

La seule chose que je peux vous dire sur ce rapport, et cela je vous le dis en tant que citoyen, plus qu'en tant que porte parole de l'Eglise, c'est qu'il est toujours dangereux de vouloir créer chez les gens une peur de ce qui est différent, comme le fait la Miviludes dans son rapport. Si je peux concevoir que certains médecins soient des "charlatans", il me semble que la Miviludes devrait aussi s'attaquer à la médecine dite "conventionnelle" et aux laboratoires pharmaceutiques, puisque rien que le Mediator aurait fait 2000 morts, impliquant aussi l'AFFSAPS et les conflits d'intérêts au plus haut niveau.

 

La vigilance oui, mais pas une vigilance sélective et orientée vers le "politiquement correct" et les intérêts particuliers."

Seule une partie de ma réponse a été incluse dans l'article.

Eric Roux
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L’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre vient d’assigner en justice l’état français et lui réclame 1 millions d’euros de dommages et intérêts.

 

En cause, les réquisitions prononcées par le procureur, Madame Maud COUJARD en juin 2009 à l’encontre de l’association religieuse. Maud Coujard avait en effet demandé la dissolution de l’association alors que la loi ne le permettait pas. L’effet d’annonce avait été tel que la nouvelle avait fait le tour du monde.

 

Le Tribunal n’avait pas suivi le parquet dans ses réquisitions et l’affaire est actuellement pendante devant la Cour d’appel de PARIS et audiencée en novembre 2011.

 

L’assignation déposée par l’Eglise de Scientologie fait état de ces réquisitions illégales constituant une faute lourde de la part du procureur, due « dans le meilleur des cas » à une erreur grossière.

 

L’Eglise de Scientologie s’en remet à la Justice pour tirer toutes les conséquences légales de cette faute lourde.

 

D’après la loi, les procureurs ne pouvant être tenus responsables individuellement de leurs erreurs commises dans leurs fonctions, c’est l’Etat qui doit assumer la responsabilité des dysfonctionnements judiciaires, dont ils sont la cause.

 

Pour le porte parole de l’association religieuse : « Dans cette affaire, après 8 ans d’investigations, le procureur de Paris avait requis un non lieu, parce que pour lui il n’y avait aucune infraction constituée. Et tout d’un coup, alors qu’aucun élément nouveau n’est apparu pendant les audiences, un procureur se permet de réclamer une peine illégale sortie de son chapeau, en totale contradiction avec les conclusions écrites du parquet. J’ai de forts doutes quant à son impartialité… »

 

Et d’ajouter : « Quant à la modification de la loi qui avait rendu cette peine illégale, il a été largement démontré que les scientologues avaient autant à voir avec ce changement que les chrétiens avec le grand incendie de Rome de l’an 64. »

 

Déjà en 2005, dans le cadre d’une affaire mettant en cause l’Eglise de Scientologie qui s’est soldée par un non-lieu en faveur des scientologues, confirmé en Cour de Cassation en mars 2010 après 21 ans de procédure, l’Etat français avait été condamné par la Justice à payer de fortes sommes aux scientologues concernés, lorsque le dysfonctionnement de la Justice à leur encontre avait été établi.

 

L’Eglise de Scientologie existe depuis 1959 en France, soit il y a plus de 50 ans, et compte environ 45000 fidèles dans l’hexagone.

 

Dans le monde, il existe plus de 8000 églises, groupes et missions de scientologie pour plus de 10 millions de fidèles.

 

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Réalisée par Ethique et Liberté
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Cité dans l'excellent livre de Matthieu Aron "Les grandes plaidoiries des ténors du Barreau", Maitre Jean-Yves Leborgne (Vice batonnier du Barreau de Paris) était aujourd'hui sur Europe 1, en compagnie de Jean-Marc Florand, célèbre avocat de Patrick Dils, Michel Field, et ledit Mathieu Aron. 

La plaidoirie de Maitre Leborgne choisie par Aron dans son livre était celle qu'il avait prononcée en défendant un scientologue dans le procès de Lyon, dans les années 90.

Sur Europe 1, Maitre Leborgne s'est exprimé sur le sujet (entre autres), rappelant combien finalement le plus grand ennemi de la justice dans ce genre d'affaires, c'est le préjugé. Comment à partir de faits concrets concernant 2 individus, on tente parfois de criminaliser une croyance, une appartenance, oubliant de juger la réalité des faits (ou leur irréalité), poussé par le préjugé vers une condamnation centrée sur l'altérité de la croyance.

Voici l'extrait en question :
Eric Roux
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