Eric Roux, Scientologie
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Eric Roux
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Ministre du culte de L'Eglise de Scientologie, après 25 années passées dans le clergé de l'Eglise, Eric Roux est aujourd'hui le président de l'Union des Eglises de Scientologie de France et Vice Président du Bureau Européen de L'Eglise de Scientologie pour les affaires publiques et les droits de l'homme.
Ce blog est une initiative personnelle destinée aux gens qui s'intéressent à la spiritualité, ou à ceux qui souhaitent en apprendre plus sur la scientologie, à ceux qui pensent que la liberté de conscience est un droit fondamental qui mérite d'être défendu, à mes coreligionnaires ou encore à ceux qui sont curieux...

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Intervention à Washington sur la liberté religieuse en Europe
Vendredi 19 septembre, j'étais invité à m'exprimer lors de l'évènement annuel de la Table Ronde sur la Liberté de Religion à l'Internationale de Washington (IRF Roundtable). L'évènement avait lieu dans la Chambre de Représentants au Congrès Américain. Il était organisé par Christian Solidarity Worldwide, the Institute for Global Engagement, la Conférence des Evêques Catholique des Etats-Unis, le Bureau des Affaires Nationales de l'Eglise de Scientologie, International Christian Concern, l'Union des Conseils pour les Juifs de l'Ancienne Union Soviétique, Russian Ministries et l'Eglise des Adventistes du 7ème Jour.

150 invités étaient présents, leaders religieux, représentants d'ONG ou membres du gouvernement américain (notamment le Sénateur Trent Franks, le sénateur Frank Wolfs, Katrina Lantos, Présidente de la Commission US sur la liberté religieuse à l'internationale [USCIRF], etc.).

Je partageais le podium avec Ira Forman, envoyé spécial du Département d'Etat américain sur l'antisémitisme dans le monde (à ma droite sur la photo), Susan Kerr, représentante de Christian Solidarity Worldwide en Europe (à ma gauche), et Juris Pupcenocks, Professeur de relations internationales au Marist College à New York, et spécialiste de l'islamophobie (2ème en partant de la gauche). Le modérateur était le co-président de la table ronde, Greg Mitchell.


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Belle semaine pour la liberté de religion
Pourquoi donc le blog des droits de l'homme du Conseil de l'Europe a-t-il titré "dancing in the pews" ("Ca danse dans les églises", "pews" signifiant les "bancs" d'Eglise) vendredi dernier ? (voir ici)

Eh bien, c'est une longue histoire, qui aurait du finir mal, mais qui finit bien. Pour faire court, il y a environ 3 ans, un député Français, Rudy Salles, avait été nommé rapporteur sur "la protection des mineurs face à l'influence sectaire", à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (47 pays représentés). Comme annoncé par ses compères de la Miviludes, il s'agissait de trouver un point d'accord pour exporter dans toute l'Europe le modèle français très discriminatoire à l'encontre des minorités religieuses et spirituelles, et créer un observatoire européen des minorités religieuses basé sur le modèle de la Miviludes. Les mineurs servaient de prétexte, parce que tout le monde est généralement d'accord lorsqu'il s'agit de protéger les enfants, fut-ce d'un danger imaginaire alors que de vrais dangers assaillent notre jeunesse quotidiennement.

Sans surprise, le rapport qui résultait du "travail" de Rudy Salles, était complètement discriminatoire et contraire à tous les standards internationaux et européens en matière de liberté de religion et de non-discrimination, principes fondateurs du Conseil de l'Europe. Lorsqu'il a été rendu public, le 3 mars dernier, le rapport a soulevé une pléthore de lettres de protestations, plus de 80 ONGs nationales et internationales s'étant mobilisées pour alerter les parlementaires sur les dangers de cette approche discriminatoire.

Bien sûr, Rudy s'est empressé de dire que toutes ces ONGs étaient des sectes... Ainsi les Sikhs de United Sikhs, l'Alliance Evangélique Européenne, l'ancien Président de la Fédération Protestante de France, les Hindouistes, le Groupe Helsinki de Moscou (qui fut l'un des groupes dissidents les plus héroïques pendant l'Union Soviétique), l'Union des Conseils pour les Juifs dans l'ancienne Union Soviétique, le Synode Fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques de Belgique, l'Initiative Musulmane Européenne pour la Cohésion Sociale (EMISCO) et beaucoup d'autres se sont tous vus relégués au rang des "sectes" par un Rudy Salles passablement furax de s'être ainsi fait épinglé.

Le rapport contenait deux propositions qui étaient mises au vote le jeudi 10 avril 2014 lors de l'Assemblée plénière. D'abord, une "résolution" (sorte de "déclaration politique" de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, dont les pays membres peuvent s'inspirer pour créer leur législation), et une "recommandation", laquelle est envoyée au Comité des Ministres du Conseil de l'Europe. Le Comité, organe dirigeant du Conseil de l'Europe (les 47 gouvernements des Etats membres y sont représentés par leurs ministres des affaires étrangères respectifs), doit ensuite prendre position sur la recommandation qui lui est adressée.

A l'issue de débats houleux et malheureusement plutôt dégradants pour l'image de la France, la recommandation a été rejetée par l'Assemblée le jeudi 10 avril, et la résolution a été adoptée uniquement après avoir été complètement transformée pour correspondre aux standards européens en matière de droits de l'homme. Ainsi, toutes les recommandations discriminatoires du député Rudy Salles ont disparu du texte, pour être remplacées par des paragraphes appelant à la protection des minorités religieuses et à la lutte contre la discrimination, ainsi que rappelant le droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs propres convictions religieuses ou philosophiques. 

Du texte de Rudy, il ne reste que le titre, et c'est tant mieux. Je ne peux résister à vous citer un extrait de la résolution adoptée par l'Assemblée :

"9. L'Assemblée invite les Etats membres à veiller à ce qu'aucune discrimination ne soit autorisée en raison du fait qu'un mouvement est considéré ou non comme une secte, à ce qu'aucune distinction ne soit faite entre les religions traditionnelles et des mouvements religieux non traditionnels, de nouveaux mouvements religieux ou des «sectes» s'agissant de l'application du droit civil et pénal, et à ce que chaque mesure prise à l'encontre de mouvements religieux non traditionnels, de nouveaux mouvements religieux ou de «sectes» soit alignée sur les normes des droits de l'homme telles qu'elles sont consacrées par la Convention européenne des droits de l'homme et d'autres instruments pertinents protégeant la dignité inhérente à tous les êtres humains et l'égalité de leurs droits inaliénables."

Par ailleurs, certains parlementaires se sont illustrés dans leur défense du principe de non-discrimination à l'égard des minorités religieuses. Valeriu Ghiletchi, député moldave et President du Comité des Affaires Sociales à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, s'est exprimé ainsi alors que Rudy Salles refusait tout compromis pendant les débats, pensant certainement "passer en force", juste avant le vote sur la recommandation :

"Chers collègues, cher M. Salles, c’est une triste journée pour moi. J’appartiens à une minorité religieuse. À l’époque, en Union soviétique, on disait que j’appartenais à une secte. Je regrette qu’aujourd’hui, une telle recommandation puisse être présentée par notre Assemblée. Si nous ne voulons pas mettre en danger nos citoyens, il faut rejeter cette recommandation. Comment voulez-vous accepter un texte qui attaque les personnes sur la base de leurs convictions religieuses ? C’est extrêmement triste."

L'Assemblée l'a entendu, et a rejeté la recommandation. Belle semaine pour la liberté de religion.

Lire:
La résolution finale telle qu'adoptée par l'Assemblée
Le communiqué de presse du European Interreligious Forum for Religious Freedom et du All Faith Network (en Français)

Voir:

L'intervention initiale du député moldave Valeriu Ghiletchi
L'intervention initiale du député norvégien Morten Wold
L'intervention initiale du député anglais Brian Binley


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22 Janvier 2014 – Communiqué de Presse – Pour diffusion immédiate


L’Etat Français vient d’être condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser plus de 40 000 euros à quatre scientologues, à l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre et à la librairie SEL qui commercialise les ouvrages de Scientologie en France, pour déni de justice dans une affaire pour laquelle ces personnes physiques et morales ont été condamnées par une décision de la Cour de Cassation du 16 octobre 2013.
 
Pour le porte-parole de l’Eglise de Scientologie en France, le Révérend Eric Roux, « il s’agit d’une décision qui prouve le caractère inéquitable de cette procédure, aussi bien que les atteintes aux droits fondamentaux des scientologues qui ont émaillé cette affaire depuis le début. En outre, nous sommes en ce moment en train de formuler une requête complète devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, une plainte pour vol d’éléments cruciaux du dossier est actuellement instruite par le Tribunal de Grande Instance de Paris, et vont aussi être portées devant la Cour d’Appel les demandes illégales du parquet de Paris en 2009 à l’encontre de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie - Celebrity Centre et de la Librairie SEL. »
 
Le 17 Octobre 2013, l’Etat Français avait déjà été condamné pour déni de justice à verser à plusieurs scientologues plus de 35 000 euro dans une autre affaire qui avait duré 21 ans et qui avait fini par un non-lieu général, confirmé par la Cour de Cassation en Mars 2010, concernant l’ensemble des scientologues mis en cause.
 
L’Eglise de Scientologie est installée en France depuis 1959, compte aujourd’hui des dizaines de milliers de membres dans le pays et n’a jamais cessé de croître depuis cette époque. Elle représente plus de 11000 Eglises, missions et groupes à travers 167 pays, pour des millions de membres internationalement. Le 12 décembre dernier, la Cour Suprême du Royaume-Uni a rendu une décision historique reconnaissant la Scientologie comme une religion et ses chapelles comme des lieux de culte.
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Comme cela a été relaté par de nombreux médias en France hier et aujourd'hui, le 11 décembre 2013, la Cour Suprême a reconnu la scientologie comme l'une des religions de Grande Bretagne, et déclaré que ses chapelles étaient des lieux de culte dans lesquels les scientologues pouvaient se marier. En Angleterre, le mariage religieux est légal et peut produire les mêmes effets de droit que le mariage civil.


Royaume-uni: la Cour Suprême reconnait la scientologie comme une religion
Tous les scientologues britanniques peuvent maintenant célébrer leur mariage avec leur famille et leurs amis au cours d’une cérémonie religieuse dans la chapelle de l’Eglise de scientologie de Londres.

Dans la décision extrêmement motivée, les juges rappellent quelques principes de scientologie. Extraits :

"16. La première Église de Scientologie a été fondée en 1954 aux États-Unis par L Ron Hubbard, et la doctrine de l'Église est basée sur ses écrits et des enregistrements de ses conférences. Il y a maintenant des milliers d'églises de Scientologie dans plus de 160 pays. la Scientologie implique la croyance en un pouvoir surnaturel, aussi connu comme Dieu, l'Être suprême ou le Créateur. La compréhension du Créateur est réalisable uniquement par l'éveil spirituel, et le but de la Scientologie est d'aider ses membres à obtenir une telle illumination. La Scientologie affirme que l'accomplissement du salut spirituel n'est possible que par des étapes successives menant à cette illumination. À cet égard, elle ressemble quelque peu au bouddhisme. Progresser à travers ces états spirituels rapproche le croyant de Dieu.
(...)
60. Avec l'approche que j'ai prise concernant le sens de la religion, les preuves sont amplement suffisantes pour montrer que la Scientologie entre dans ce cadre."


Et les juges de rappeler le credo de l'Eglise de Scientologie et d'en citer des extraits :

"Nous, membres de l’Église, croyons
 
Que tous les hommes, quelle que soit leur race, couleur, croyance ont été créés avec des droits égaux ; 
 
Que tous les hommes ont le droit inaliénable d’exercer leurs propres pratiques religieuses ;
 
(…)
 
Que tous les hommes ont le droit inaliénable de penser librement, de parler librement, d’écrire librement leurs propres opinions et de s’opposer, de se prononcer ou d’écrire sur les opinions des autres ;
 
Que tous les hommes ont le droit inaliénable de créer leur propre espèce ;
 
Que les âmes des hommes ont les droits des hommes ;
 
(…)
 
Et que rien de ce qui est inférieur à Dieu n’a le pouvoir de suspendre ou d’ignorer ces droits, de façon ouverte ou couverte."

La décision de la Cour Suprême rappelle les principes d’égalité et de non-discrimination dans les questions religieuses. Cette décision garantit que l’Eglise de scientologie et les scientologues ne seront pas traités différemment d’autres religions et que leurs paroissiens bénéficieront des mêmes droits.
 
En établissant que la Scientologie est une religion et que sa chapelle (chaque église dans le monde dispose d’une chapelle) est un lieu de culte, la Cour Suprême a déterminé que la définition de la religion et du culte doit être moderne et suffisamment large pour englober les religions pratiquées par la majorité de la population mondiale. 

Pour ceux qui veulent lire la décision en Anglais :
 
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Conférence sur le traitement des minorités religieuses en Europe
Mercredi dernier, j'étais l'un des intervenants dans une conférence à Bruxelles, organisée par le "European Interreligious Forum for Religious Freedom" (EIFRF ), United Sikh International, Federation Pro Europa Christiana, European Muslim Initiative for Social Cohesion (EMISCO ), Coordination des Associations et des Citoyens pour la Liberté de Conscience (CAPLC Europe ), Forum for Religious Freedom Europe (FOREF ) et Soteria International

Le modérateur de la conférence était le père Aelthwine, de l'Archidiocèse Orthodoxe d'Antioche d'Europe. Les autres speakers étaient Bashy Quraishy (Secretaire General - EMISCO – Strasbourg et Président du conseil d'administration du European Network Against Racism – Bruxelles), Jasvir Sing (United Sikhs International) and Paul Herzog Von Oldenburg (Coordinateur : International Federation, Pro Europa Christiana), Patricia Duval (Avocate – Spécialiste en Droits de l'Homme européens et internationaux), Juan Ferreiro Gualgueira (Professorat en loi ecclésiastique à l'université de La Corogne - ancien Directeur adjoint pour la promotion de la liberté religieuse au Ministère de la Justice espagnol), Alessandro Amicarelli (Docteur en droit - avocat au Barreau d'Italie et à la Société des Avocats d'Angleterre et du pays de Galles) et Hans Noot (President de la Gerard Noodt Foundation - Membre du Conseil d'Administration de l'ICRLS ).

La salle était pleine à craquer et la conférence qui a duré toute l'après-midi était non seulement très intéressante, mais surtout tournée vers l'action.

Vous pouvez retrouver le texte de mon intervention (en anglais) ici :  http://www.eifrf-articles.org/Mistreatments-of-religious-minorities-the-French-Model_a67.html

En vous déplaçant un peu sur le site, vous trouverez aussi les textes des autres interventions.
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Chers amis, voici le communiqué de l'Eglise suite à la décision de la Cour de Cassation d'hier. Désolé de ne pas l'avoir posté hier, j'étais assez occupé, comme vous le verrez dans les prochains articles.


Cet arrêt est une première victoire en ce sens qu’il a définitivement débouté l’unique partie civile, l’association UNADFI, qui était venue polluer les débats illégalement tout au long du procès.

 

En ce qui concerne le rejet du pourvoi, c’est une opportunité qui nous est offerte de porter cette affaire devant une juridiction internationale, là où le débat judiciaire pourra se dérouler sur le terrain du droit, loin des pressions de l’exécutif, dans un espace dépassionné et sensible au respect des droits fondamentaux.

 

Malheureusement, la France est l’un des cinq pays (sur 47) les plus condamnés par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en matière de droit au procès équitable (article 6 de la convention), avec la Roumanie, la Russie, la Turquie et l’Ukraine. Au vu des violations patentes de l’article 6 qui ont émaillé l’entièreté de cette procédure, nul doute qu’une nouvelle condamnation s’ajoutera au palmarès des condamnations de la France.

 

En 2006, le Parquet de Paris, après 8 ans d'investigations, avait déjà conclu au non-lieu, estimant avec raison qu'aucun des faits reprochés aux scientologues et à l'Eglise n'avait de fondements. S’il est dommage qu’il faille saisir une instance internationale pour faire respecter le droit dans une affaire vide qui n’aurait jamais dû aller au procès dès le départ, ce sera l’occasion de clore définitivement le débat stérile qui existe en France sur la Scientologie, un débat qui a depuis longtemps cessé d’exister chez nos voisins européens.

 

Tandis que cette affaire (remontant à 1998 !) suivra son cours vers des sphères judiciaires plus élevées, l’Eglise va continuer de progresser dans l’hexagone dans sa mission religieuse, et se concentrer sur ses différentes campagnes humanitaires et sociales, telles que : la prévention sur les dangers des drogues, la lutte contre le déclin des valeurs morales, l’éducation aux droits de l’homme, la lutte contre l’illettrisme, la lutte contre les abus dans le domaine de la psychiatrie, etc.

 

L’Eglise de Scientologie est installée en France depuis 1959, compte aujourd’hui des dizaines de milliers de membres dans le pays et n’a jamais cessé de croître depuis cette époque. Elle représente plus de 11000 Eglises, missions et groupes à travers 167 pays, pour des millions de membres internationalement.

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Le site présumé "innocent" est né d'une (bonne) idée de l'avocat Hervé Témime, portée (courageusement) sur le web par Lucas Sebban et Aaron Bass.


Tribune libre sur le site présumé innocent
Le 29 janvier 2013, la société France télévisions a été condamnée par la Cour d’Appel de Caen pour violation de la présomption d’innocence au préjudice de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie – Celebrity Centre.
 
Cette condamnation faisait suite à la publication de la présentation d’un documentaire sur la scientologie sur le site de France Télévisions, dans laquelle la société n’a pas respecté la présomption d’innocence en présentant publiquement l’Eglise de scientologie comme ayant été condamnée, sans faire mention de l’appel en cours, et en conduisant le lecteur internaute moyen à considérer que la culpabilité de l’Eglise de Scientologie était acquise alors que ce n’était pas le cas.
 
Cette condamnation pourrait paraître anecdotique, et certainement l’est-elle, au regard des milliers de mots qui ont été écrits dans la presse depuis 30 ans dans l’hexagone pour dépeindre l’Eglise de Scientologie comme la grande coupable qu’elle est forcément, parce que c’est écrit tant de fois par « tant » de journalistes, répété par « tant » d’hommes politiques, par « tant » de détracteurs…
En réalité, le « tant » est, comme toute quantité, limité, voire très limité. Ce sont les mêmes qui répètent les mêmes choses. Mais ces choses sont reprises en boucle, déclinées à l’envi et assenées sans fin jusqu’à ce que l’auditeur, lecteur, internaute « moyen » pense qu’il ne peut en être autrement.

Lire la suite sur le site présumé innocent
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Article intéressant dans la presse italienne
Pour ceux qui lisent l'italien (ou s'en sortent avec Google Trad :)), voici un article très intéressant, publié dans le journal du parti radical italien, sur le traitement des nouveaux mouvements religieux : 
http://www.agenziaradicale.com/index.php/rubriche/stile-libero/1797-liberta-religiosa-a-trieste-il-volto-democratico-del-contrasto-agli-abusi-psicologici

L'auteur a fait son article après avoir assisté à la réunion annuelle de l'ICSA (International Cultic Studies Association) à Trieste, où j'étais moi-même (c'est pour cela que je suis cité dans l'article, avec d'autres, comme mon ami Gianni Zanella qui a connu les persécutions qui ont précédé la reconnaissance religieuse de la Scientologie par la Cour Suprême italienne en 1997).

L'ICSA (anciennement American Family Foundation) est en train de se réformer, sous l'impulsion de ses dirigeants, pour en finir avec son passé de "lutte acharnée contre les nouveaux mouvements religieux" et entamer une ère de dialogue. Ceci ne se fait pas sans heurts au sein de leur mouvement.
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« Nous n’avons constaté aucune nécessité de surveiller les activités de cette église », indique le rapport.


Le 29 mai, le Conseil d’état (gouvernement) du canton du Tessin (Suisse) a rejeté une motion déposée par le député Orlando Del Don, qui visait à créer un groupe de travail mixte formé de députés et de représentants de l’Organisation socio-psychiatrique cantonale, afin d’évaluer « les actions et les dommages causés par ce mouvement » (l’Eglise de Scientologie). Le député, lui-même psychiatre, n’avait pas apprécié de recevoir un courrier dénonçant les abus de la psychiatrie adressé aux élus par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme, association co-fondée par le psychiatre émérite Thomas Szasz et l’Eglise de Scientologie.   
 
Le Conseil d’état a formellement rejeté cette demande dans un message au Parlement de 3 pages, en rappelant que :
 
« La constitution Fédérale suisse considère que la liberté religieuse est un droit inviolable (Art. 15). »
(…)
« D’un point de vue juridique, l’institution d’un groupe de travail, chargé d’évaluer les dommages possibles causés par une église en particulier, est en contradiction avec le principe susmentionné (article 15) relatif à la liberté de conscience et de religion, et est discriminatoire face à la réalité religieuse et spirituelle d’autrui.
De plus, lors de nos vérifications à la recherche d’éventuels dommages causés par l’Eglise de Scientologie dans le canton, nous n’avons pas trouvé de situation similaire à celle qui est décrite dans la motion, et nous n’avons constaté aucune nécessité de surveiller les activités de cette église. »
 
Le Conseil d’état souligne également qu’il a fondé, avec les cantons de Genève, de Vaud et du Valais, le Centre d’Information Inter-cantonal sur les croyances religieuses (CIC), inauguré en mai 2002. Le Conseil précise que la mission du CIC « est justement de garantir la réunion d’informations objective sur des groupes et des mouvements religieux, spirituels ou ésotériques, dans un contexte de respect de la liberté de conscience et de religion ». Toute personne « peut donc s’adresser au CIC pour toute aide ou information sur un mouvement religieux, y compris l’Eglise de Scientologie ».

Lire la réponse du Conseil d'Etat en Italien :
m6807_1.pdf m6807-1.pdf  (177.73 Ko)
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Il s'agit de l'examen Périodique Universel de l'ONU 2013 qui décrit la situation relative au respect des droits de l'homme dans chaque pays des Nations-Unies. Il est établi par le Conseil des Droits de l'Homme et le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU. Voici un extrait du rapport 2013 concernant la liberté de religion en France, résumant les données prélevées auprès de la société civile en prévision de l'examen :


Publication du rapport de l'ONU sur les Droits de l'Homme en France
"Liberté de religion ou de conviction, liberté d’expression, d’associationet de réunion pacifique, et droit de participer à la vie publique et politique
 
47. HRW et l’ICAAD rappellent que, lors du précédent cycle de l’EPU, la France a rejeté des recommandations l’invitant à lever l’interdiction faite aux élèves de porter des symboles religieux ostentatoires dans les écoles publiques depuis 2004. Ils ont réitéré leurs objections à la loi no 2004-22, qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté de religion. L’ICAAD relève que la loi a des conséquences disproportionnées sur les communautés musulmane, sikhe et juive. HRW constate que, depuis 2008, la France impose des restrictions supplémentaires à la liberté d’expression religieuse, comme en témoigne notamment la promulgation, en 2011, d’une loi interdisant à quiconque de dissimuler son visage en public. L’ECRI a fait des observations similaires.
 
48. L’ICAAD recommande que la France abroge la loi no 2004-2283 et établisse une commission indépendante chargée de contrôler l’incidence de la loi sur les enfants musulmans, sikhs et juifs. Une analyse des données relatives aux minorités permettrait à la France d’adapter ses lois et ses politiques de façon à autonomiser ses ressortissants au lieu d’exercer une forme de discrimination à leur encontre. Toute société pluraliste se doit de reconnaître qu’adopter une approche uniforme revient à se priver de la richesse offerte par la diversité. HRW recommande que la France abroge ou modifie la loi interdisant de se dissimuler le visage dans les espaces publics.
 
49. Le Bureau européen des droits de l’homme de l’Église de scientologie (EOHRCS), la Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience (CAP) et le Centre d’information et de conseil des nouvelles spiritualités (CICNS) constatent avec préoccupation que la France continue de suivre une politique répressive envers les religions ou les croyances minoritaires et les nouveaux mouvements religieux, malgré les recommandations qui lui ont été faites lors du premier EPU. Ces organisations décrient le rôle joué par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Le CICNS considère que la Miviludes et les autorités publiques continuent à utiliser la notion de «dérive sectaire» à l’aune d’une liste floue et ambiguë de comportements, ce qui leur permet de coller arbitrairement l’étiquette «sectaire» sur n’importe quelle minorité spirituelle, éducative ou thérapeutique.
 
50. Le CICNS recommande que la France mette fin à la propagande qui ostracise les minorités spirituelles, éducatives ou thérapeutiques pour examiner toute éventuelle dérive au sein de ces minorités sur la base d’éléments concrets et de faits tenus pour exacts sanctionnés par le droit pénal, et crée un observatoire de ces minorités qui soit indépendant et compétent."

L'original est ici : http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G12/180/20/PDF/G1218020.pdf?OpenElement

Pour ceux qui parlent anglais, voici le rapport initial que nous avions envoyé :
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Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de la voir et pourtant le souhaitent, voici la vidéo de mon audition au Sénat le 20 mars 2013. (ils ont finalement choisi de la publier :))


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Pour ceux qui étaient intéressés, voici le compte-rendu de mon audition devant la commission d'enquête sénatoriale tel qu'il a été publié par ladite commission.


(Si vous voulez voir la vidéo de l'audition sur le site du Sénat, cliquez ici :
http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video17518.html )

M. Alain Milon, président. – Mes chers collègues, nous recevons aujourd’hui le Révérend Éric Roux, porte-parole de l’Eglise de Scientologie.
Notre réunion d’aujourd’hui n’est pas ouverte au public ; un compte rendu en sera publié avec le rapport.
Révérend Éric Roux, me confirmez-vous que vous avez donné votre accord pour que cette audition fasse l’objet d’une captation vidéo et pour que cet enregistrement soit éventuellement par la suite accessible sur le site du Sénat ?

M. Eric Roux. – Je le confirme.

M. Alain Milon, président. – Je précise à l’attention du Révérend Éric Roux que notre commission d’enquête s’est constituée à l’initiative de M. Jacques Mézard, qui est notre rapporteur.
Je vais maintenant, conformément à la procédure applicable aux commissions d’enquête, demander à M. Éric Roux de prêter serment.
Je rappelle qu’un faux témoignage devant notre commission serait passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.
Révérend Éric Roux, prêtez serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, levez la main droite et dites : « Je le jure ».

M. Eric Roux. – Je le jure.

M. Alain Milon, président. - Je vous invite donc à prononcer un exposé introductif, puis mon collègue Jacques Mézard, et les sénateurs présents membres de la commission vous poseront quelques questions.
Révérend Éric Roux, vous avez la parole.

M. Eric Roux. – Mon exposé introductif durera à peu-près 12-13 minutes, puis je me prêterai volontiers à vos questions.

Par mon profond respect pour le Sénat, ainsi que pour votre fonction, je suis venu, comme vous me l’avez demandé, témoigner sous serment devant votre commission d’enquête, afin de pouvoir vous éclairer sur les points qui vous intéressent. Ce sera, je l’espère, l’occasion de corriger de nombreux préjugés qui circulent dans notre pays concernant la Scientologie.
Vous avez compris mon profond désaccord avec le fait que malgré mon insistance pour que cette audition soit ouverte au public et la presse, afin que les Français puissent partager les échanges qui s’y dérouleront dans la plus grande transparence, vous avez choisi d’imposer l’obscurité en fermant cette audition au public et à la presse.
C’est contraire à la règle depuis la loi n° 91-698 du 20 juillet 1991 et à la coutume qui s’est instaurée de donner « la publicité la plus large possible aux débats ». C’est aussi contraire aux nombreuses auditions qui se sont déjà déroulées devant votre commission auparavant. La publicité des auditions participe du débat démocratique, et je ne vois pas pourquoi la presse et les Français ne pourraient pas être au courant de ce qui se dit lors de mon audition, dans le cadre d’une commission d’enquête qui, d’après vous, concerne tous les Français.
Cela m’a conduit à m’interroger sur les raisons qui incitent votre commission à soumettre le témoignage de l’Eglise de Scientologie au secret ou à une publicité « éventuelle » par vidéo. J’ai constaté par ailleurs que lorsque vous interrogez un apostat de l’Eglise, exclu depuis trente ans et connu pour être un détracteur obsessionnel de la Scientologie, son audition est ouverte à la presse et au public. De même, lorsque vous interrogez Serge Blisko, Georges Fenech, le CCMM, l’Unadfi, Catherine Picard, etc., les auditions sont ouvertes à la presse et au public, en plus d’être filmées et diffusées sur le site du Sénat.

Il y a donc, de facto, une différence de traitement entre l’Eglise de Scientologie et ses détracteurs.

Vous l’avez compris, je n’approuve pas un tel manque de transparence, une telle discrimination dans le traitement des personnes auditionnées, un tel arbitraire à l’opposé de tout ce qui fait notre démocratie.

La Scientologie est une religion, reconnue comme telle en Europe et dans les pays qui ont un système de reconnaissance légale des religions, et cette religion existe en France depuis plus de cinquante ans. Elle compte des dizaines de milliers de fidèles et de sympathisants dans l’hexagone, pour plusieurs millions dans le monde.

Votre courriel initial de convocation mentionnait la volonté que l’audition d’un « responsable de l’Eglise de Scientologie » par les sénateurs, porte « essentiellement sur les conceptions de la santé et de la médecine défendues par les Scientologues ». Or, l’Eglise ne défend aucune conception de la santé qui empièterait sur le domaine médical, ni ne prend aucune position concernant ce qui est médical ou de l’ordre de la médecine. L’Eglise dispense un enseignement et des services religieux et uniquement religieux. Elle aide les personnes qui le souhaitent en créant un espace de liberté spirituelle au sein de ses églises.


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Voici un extrait de l'article en question :

L'Eglise de scientologie donne un cours de droit aux sénateurs


Quand le porte-parole de l'Eglise de scientologie explique aux sénateurs les fondements juridiques de la liberté de conscience et de religion en France, en Europe et dans le monde...


Audition publique de l'Eglise de scientologie à l'Hôtel Lutetia ™ dans le VIe arrondissement de Paris le 20 mars 2013 avant son audition, non ouverte au public et à la presse, devant la commission d'enquête sénatoriale "sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé".

La santé à l'honneur à l'Hôtel Lutetia ™

Les sénateurs ayant refusé de rendre publique l'audition du 20 mars 2013 et de garantir la diffusion de la vidéo de l'audition sur le site internet du Sénat, l'Eglise de scientologie a organisé une audition publique le jour même à quelques encablures du Palais du Luxembourg, en invitant les 21 membres de la commission sénatoriale* ainsi que la presse et le public. 


Eric Roux
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Le représentant français de l’Église de scientologie sera auditionné ce mercredi 20 mars 2013 à 16h30 devant les membres de la Commission d’enquête sur "l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé". Contrairement à celle de ses détracteurs, son audition ne sera pas publique.

Alain Milon, président de la commission d’enquête sur« l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé » , a invité Éric Roux , « révérend » de l’église de scientologie, à venir témoigner devant les sénateurs. Ce dernier a accepté l’invitation « sous réserve du caractère public et transparent de [son] audition ».

Lire la suite sur Ouvertures.net
Eric Roux
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Article de Paris Tribune de ce matin :


Le porte-parole de l'Eglise de scientologie a expressément demandé, en vain, que son audition par la commission d'enquête sénatoriale soit ouverte au public et à la presse comme la loi le prévoit ; c'est la pratique courante.
 
Huis clos au Sénat - Spectacle public au Lutétia
C'est dans ces conditions que le responsable de l'Eglise de scientologie a écrit le 18 mars 2013 à Alain Milon (UMP), sénateur du Vaucluse et président de la commission d'enquête "sur l'influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé" : 
Eric Roux
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Communiqué – 17 mars 2013
 
Le 29 janvier 2013, La société France télévisions a été condamnée par la cour d’appel de Caen pour violation de la présomption d’innocence au préjudice de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity Centre.
 
Cette condamnation fait suite à la publication de la présentation d’un documentaire sur la scientologie sur le site de France Télévisions, dans laquelle la société n’a pas respecté la présomption d’innocence en présentant publiquement l’Eglise de scientologie comme ayant été condamnée, sans faire mention de l’appel en cours, et en conduisant le lecteur internaute moyen à considérer que la culpabilité de l’Eglise de Scientologie était acquise alors que ce n’était pas le cas.
 
Extrait de l’arrêt :
« Présentée publiquement l’église de scientologie comme ayant été condamnée sans faire mention de l’existence d’un appel qui préservait la présomption d’innocence c’est attenter à celle-ci.
Alors surtout que la chaîne n’ignorait pas l’existence de cet appel qu’elle avait évoqué dans le journal télévisé de France 2 le jour même de la reddition du jugement pénal.
Et la présentation d’une émission diffusée à l’antenne le 27 mai 2010 ne pouvait s’apparenter au simple compte rendu (s’inscrivant dans l’actualité) du dispositif d’un jugement prononcé le 27 octobre 2009.
En effet, contrairement à ce qu’indiquait la société France Télévisions, l’église ne venait pas d’être condamnée : elle l’avait été 7 mois auparavant.
A défaut d’indication de l’appel interjeté, le lecteur-internaute moyen était conduit à considérer que la culpabilité de l’église de scientologie était acquise.
Il n’est pas indifférent de noter que la société France Télévisions a parfaitement eu conscience qu’elle avait, en diffusant cette présentation lacunaire, commis une atteinte au droit de l’Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie Celebrity Centre. »
 
France Télévisions a été condamnée à verser 6000 euros de dommages et intérêts et d’indemnité à l’association requérante, et a annoncé ne pas se pourvoir en cassation.
 
Le porte parole de l’Eglise de Scientologie, Monsieur Eric Roux, a indiqué que cette décision confirmait une jurisprudence constante des plus hautes juridictions françaises, et devrait « faire réfléchir certains medias peu scrupuleux qui régulièrement tentent de faire croire que l’Eglise a été condamnée définitivement en 2012, alors qu’encore aujourd’hui, la procédure est en cours devant la Cour de Cassation ».
 
Contact Presse :
Eric Roux
+33 6 47 69 52 35
eglise.scientologie@gmail.com
Eric Roux
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Communiqué du 5 Février 2013


L’Eglise n’a pas l’intention de débattre de questions privées concernant Mme Hill, ni de ses tentatives pour exploiter le nom de M. Miscavige.
 
Nous remarquons que les souvenirs racontés dans le livre de Mme Hill sur sa scolarité sont complètement en contradiction avec les souvenirs de 30 de ses camarades de classe (voir http://castilecanyonschool.org ). Leurs souvenirs personnels décrivent exactement la même école à la même période comme un camp d’été idyllique et un internat dans un environnement disposant d’une piscine, de terrains de basket et de football, d’écuries, de vergers et de jardins potagers biologiques, ainsi que de salles d’étude classiques et artistiques. Ces anciens camarades de classe ont continué à soutenir les objectifs sociaux et humanitaires de l’Eglise, ont démarré de brillantes carrières professionnelles et ont fondé une famille. Loin d’exprimer des critiques, des griefs ou de l’amertume, ils parlent d’expériences qui leur ont permis de se faire des amis pour la vie tout en acquérant une éducation et les bases spirituelles qui continuent à enrichir leur vie aujourd’hui.
 
De plus, il est intéressant de noter qu’après avoir fini ses études à l’école, Mme Hill, en tant qu’adulte, a volontairement choisi de poursuivre dans l’ordre religieux de l’Eglise. Ceux qui se dévouent  à un ordre religieux rigoureux, quel qu’il soit, le font en s’engageant pleinement, sans penser que cela leur donne des droits particuliers et sans s’attendre à un quelconque traitement préférentiel. Ceux qui décident qu’un ordre religieux n’est pas pour eux sont libres de continuer leur vie autrement, comme l’a fait Mme Hill. Chaque religion a ses détracteurs ; aucune croyance ne peut satisfaire les aspirations spirituelles de tout le monde.
 
L’Eglise respecte depuis longtemps l’unité familiale, en logeant et en aidant ceux qui élèvent des enfants. Toute suggestion du contraire est un mensonge. Le livre lui-même reconnaît qu’il contient des dialogues « reconstitués » et deux douzaines de pseudonymes. Quant aux descriptions de l’Eglise lorsque Mme Hill la fréquentait il y a des années, et aux descriptions de deuxième ou de troisième main de l’Eglise aujourd’hui, elles sont pareillement sujettes à caution. Les récits révisionnistes sont caractéristiques des apostats et les contes des tabloïds sont à prendre avec d’énormes pincettes.
On peut trouver la véritable histoire de la religion de Scientologie, de ses croyances et de ses pratiques sur scientologie.fr
 
Eric Roux
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Interview de Charles de Laubier, ancien journaliste aux Echos et rédacteur en chef de Édition Multimédi@


Excellente interview dans fait-religieux.com
Dans une tribune libre publiée en 2005 dans Le Monde, Charles de Laubier, ancien journaliste aux Echos et rédacteur en chef d'Édition Multimédi@, avait émis l'idée originale d'instituer une autorité administrative indépendante qui serait chargée de réguler les religions et de garantir la laïcité en France (« Pour un marché libre des cultes »). Ce 9 décembre 2012 marque le 107e anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, l'occasion de réfléchir sur les relations institutionnelles entre les pouvoirs publics et les cultes. 
 
Une instance de régulation des religions, pour quoi faire ? 
Il est temps aujourd'hui de mettre en oeuvre une Autorité de régulation des religions (ARR), ou du moins de lancer le débat sur ce sujet, afin que le fait religieux et le respect de la laïcité ne relèvent plus du pouvoir exécutif - le ministre de l'intérieur chargé des cultes -, mais d'une autorité administrative indépendante. La liberté spirituelle et de culte mérite un cadre clairement établi, garantissant une transparence, une non-discrimination, une non-stigmatisation et une concurrence loyale entre les différents courants confessionnels ou spirituels, religieux ou laïcs. L'ARR - ou ARRL si l'on y ajoute laïcité - pourrait être le régulateur comme le sont l'Arcep pour les télécoms et les postes, le CSA pour l'audiovisuel ou encore l'AMF pour les marchés financiers. 
 
Quels seraient précisément ses pouvoirs ?
Cette autorité serait chargée de veiller à ce qu'aucune religion ne soit discriminée et que les cultes ou les spiritualités « nouveaux entrants » puissent trouver leur place face aux religions historiques. Elle serait dotée d'un pouvoir d'arbitrage et de règlement de différends dans le cas des litiges entre les religions ou entre les cultes et les collectivités locales. Les affaires ne manquent pas : autorisation des communes d'implanter un lieu de prières ou de spiritualités, permis de construire de lieu de culte, installation de carrés confessionnels dans les cimetières, pourquoi pas partage d'un même édifice entre cultes, lutte contre les sectes, .... Elle veillera bien sûr à l'application de la de 1905 : séparation des églises et de l'État, respect de la laïcité dans les lieux publics, entretien des églises, temples, mosquées, etc. Cela pourrait aller jusqu'à un pouvoir de sanction. Par exemple en cas d'abus de position dominante d'une religion puissante, de discrimination envers telle ou telle association cultuelle, d'atteinte avérée au principe de la laïcité dans la République, ou bien encore de radicalisme, de fanatisme religieux, de pratiques sectaires... Ce pouvoir de sanction pourrait s'exercer graduellement si les infractions perdurent : recommandation, avertissement, mise en demeure, amende.
 
Comment serait garantie son indépendance ?
Le président de l'ARR(L) ne serait pas nommé par le président de la République pour respecter la séparation des Eglises et de l'Etat, mais par le collège de cette autorité de régulation. Ce collège serait constitué de membres nommés respectivement par les différents courants religieux ou leurs instances représentatives - catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, scientologues, témoins de Jéhovah, orthodoxes, évangéliques, hindouistes, mormons... Ceux qui n'appartiennent pas à une religion, mais qui se rattachent à une spiritualité, à une philosophie ou à une sagesse quelconque seraient représentés par la société civile et laïque. Toujours au nom de la séparation des Eglises et de l'Etat, il ne serait pas question d'avoir des fonctionnaires dans le collège de l'ARR(L). Le régulateur doit rester indépendant du pouvoir exécutif. (...)


Eric Roux
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Le doyen Carbonnier et la Scientologie
Jean Carbonnier (1908-2003), plus connu sous le nom du "Doyen Carbonnier", est considéré par beaucoup comme l'un des plus grands juristes du XXème siècle. Parmi les grandes avancées qu'il a fait connaitre au droit français, beaucoup d'éminents professeurs de droit s'accordent à dire que c'est grâce à son influence que le droit de la famille a évolué depuis les années 60, permettant aux femmes de connaitre une égalité en droit qui n'était que chimère avant les réformes dont il fut le père spirituel. 

En 1982, le doyen Carbonnier avait été consulté pour examiner une décision de justice dans laquelle des membres de l'Eglise de scientologie avaient été inquiétés (avant d'être relaxés et blanchis). Voici un extrait de son analyse : 

"Cet examen sera conduit en deux temps :
 
1° Il me faudra rechercher si l'Eglise de Scientologie peut, comme le soutiennent ses dirigeants, être caractérisée comme une religion, et à cette fin, il me faudra déterminer les critères par lesquels la religion peut se définir.
 
2° L'Eglise de Scientologie étant caractérisée comme une religion, il y aura lieu de rechercher, pour en faire éventuellement application aux comportements de ses membres, quelles peuvent être les interférences de la religion avec le droit pénal.
 
Il va de soi que les opinions que je vais être amené à émettre, au vu des documents que vous m'avez communiqués, n'implique de ma part aucune appréciation, quant au fond, des doctrines ou des pratiques de l'Eglise de Scientologie. Il n'est pas besoin d'appartenir soi-même à un système de croyances, pour s'inquiéter des atteintes qui sont portées à sa liberté. S'il est en cette matière un parti pris qui soit légitime, c'est bien celui-ci : que la liberté religieuse ne se divise pas.
 
- l -
Que l'Eglise de Scientologie puisse être rationnellement qualifiée de religion, je crois pouvoir en apporter la démonstration positive. Mais, au préalable, certains préjugés doivent être dissipés, auxquels se sont heurtées dans l'opinion publique et même parfois devant les tribunaux, les confessions de ce type.
 
A- D'autres confessions, en effet, ont eu à souffrir de ces préjugés avant la Scientologie : ainsi les Baptistes, longtemps suspects, par confusion avec l'anarchie anabaptiste, mais aujourd'hui membres à part entière de la très officielle Fédération protestante de France; ainsi, plus récemment, les Pentecôtistes, d'abord tenus pour des marginaux, voire des charlatans, et qui, depuis lors, par leur progression statistique même, ont su faire reconnaître le sérieux de leur foi (l'Eglise Apostolique, petite communauté de style pentecôtiste, a été admise dans la Fédération protestante de France dès 1972). Il y a là, sinon une loi scientifique, du moins une "régularité tendancielle" bien connue en sociologie des religions : les religions nouvelles, après une période d'effervescence, tendent à se cristalliser, à s'institutionnaliser, à s'intégrer à la société globale. Cette observation des sociologues n'est pas dépourvue de conséquence pour le juriste : elle doit le mettre en garde contre son premier mouvement en présence d'une nouveauté religieuse, premier mouvement qui est de rejet, sous l'impression d'une irrationalité étrange, alors que la même irrationalité ne le frappe pas quand. elle est contenue dans une religion implantée de longue date.
 
Deux causes peuvent expliquer que si facilement soit dénié aux confessions nouvelles le statut de religion. Montrer l'inanité de ces causes est déblayer le terrain devant la reconnaissance de ce statut à l'Eglise de Scientologie.
 
a) La première de ces causes est l'ancien privilège des cultes reconnus. Ce privilège résultait des textes consulaires - le Concordat et les Articles organiques - par lesquels le culte catholique, le culte protestant dans ses deux branches (calviniste et luthérienne) et le culte israélite avaient reçu de l'Etat un monopole de représentativité religieuse. Or, ce monopole a été aboli par le fait même de la séparation des Eglises et de l'Etat.
 
L'article 2 de la loi du 9 décembre 1905 est on ne peut plus net : "La République ne reconnaît ... aucun culte". Mais il subsiste dans l'inconscient collectif, quelque chose du régime disparu, une discrimination en faveur des confessions dites "historiques" et au détriment des communautés nouvelles.
 
En droit, pourtant, ce n'est plus là qu'un fantôme, que les juges ont le devoir d'éliminer de leur raisonnement."...

Pour ceux qui voudraient lire la consultation en son entier, cliquez ici :
Eric Roux
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Extraits de la préface, par le doyen Michel de Guillenchmidt, avocat au barreau de Paris, Conseiller d'Etat Honoraire et professeur de droit doyen de faculté.


"L’ouvrage d’Éric Roux est un cri de protestation. Contre l’intolérance. Contre l’incompréhension collective. Contre l’ingérence de l’État vis-à-vis de l’une des libertés les plus fondamentales, la liberté de conscience.
 
Depuis de nombreuses années maintenant, Éric Roux a trouvé son équilibre spirituel. Contrairement à un grand nombre. Il se sent bien dans cette religion, dénommée scientologie, nouvellement apparue au milieu du xxe siècle. Il en est même devenu l’un des responsables, en somme un prêtre, en France. Et ceux qui l’approchent constatent qu’il est un homme d’une grande sagesse.
Et voici que la Justice de son pays vient lui dire, « au nom du peuple français », qu’il est un bandit de grand chemin. Comme ceux qui naguère assaillaient les diligences et détroussaient les marchands. Ou comme ceux qui, de nos jours, attaquent en bande les transporteurs de fonds et pillent les maisons. Met-il la main lui-même aux délits qui lui sont reprochés ? Pire, il les inspire, parce que précisément il est l’un des responsables, l’un des « ecclésiastiques », de cette Église. Celle justement qui lui a fait découvrir la spiritualité. Une spiritualité qu’il cherche lui, en permanence, à partager avec ses prochains. Et notamment avec ceux qui souffrent, dans leur esprit et dans leur cœur, qui ont peur de la violence du monde et du peu de respect de la personne humaine que l’on constate, hélas, dans nos sociétés modernes."
 
(…)
 
"Il y a une trentaine d’années, le grand doyen Jean Carbonnier, juriste éminent et autorité morale indiscutable, écrivait : « la tendance de la législation contemporaine à protéger – beaucoup diront : protéger contre lui-même, surprotéger, assister – le consommateur, l’usager est-elle bonne ou mauvaise en soi? Il est loisible d’en discuter calmement pour les marchandises et les services. Mais s’il est question du choix des croyances, qui n’entrevoit le péril de l’engrenage ? »
 
C’est bien le problème que pose l’apparition de cultes nouveaux. Ceux-ci s’efforcent de présenter aux humains d’autres voies que celles traditionnellement proposées par les Églises en place Est-ce insupportable pour des institutions en charge du pouvoir temporel? Il est vrai que ces nouvelles voies dérangent un ordre spirituel – ou un désordre – établi. Rappelons alors l’intervention courageuse de Gamaliel, rapportée dans les Actes des Apôtres. Il la prononça devant le Sanhédrin – dont il était membre –, c’est-à-dire devant l’Assemblée judiciaire suprême des Juifs, devant laquelle les Apôtres Pierre et Jean étaient déférés : « Laissez-les. Si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle se détruira d’elle-même ; mais si c’est Dieu, vous n’arriverez pas à la détruire ».
 
Que conclure des réflexions qui précèdent, avant de lire le témoignage d’Éric Roux ? Que la société française peine à trouver ses équilibres fondamentaux, lorsqu’il s’agit, en particulier, du partage entre le spirituel et le temporel. Il s’agit d’une vieille question, me direz-vous. Certes, mais n’oublions jamais que l’intolérance et le refus de respecter la liberté de conscience des hommes constitue l’un des maux les plus menaçants pour la démocratie."

Le livre est disponible chez les bons libraires, ou sur internet : http://www.amazon.fr/France-2012-Inquisition-bande-organis%C3%A9e/dp/2917952105  
Commander chez l'éditeur : http://www.editionsles3genies.com/ouvrages/6-eric-roux-inquisition-bande-organisee.html
 
Eric Roux
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